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 Number 666 || Al Baghdadi Judas






Invité

Anonymous








   Mer 1 Nov - 16:14


23h37 || 3 août 2017
Complexe hôtelier || Chambre N°666



Il faisait chaud. Lourd. La sueur collait s’écoulait sur son front pâle par dizaines de gouttes, humidifiant ses tempes blanches, descendant jusqu’à son cou fébrile. Amadeus n’aimait pas la chaleur. Son corps qui conservait encore une stature enfantine, délicate, supportait moyennement ses écarts subits de températures. Ce qu’il pouvait regretter, parfois, la climatisation de sa luxueuse chambre ! Ses vêtements collaient à sa peau dans une sensation tout bonnement désagréable. L’idée de se rafraîchir n’était pas des plus déplaisantes, mais il fallait rejoindre un point d’eau, zone que le garçon reconnaissait dangereuse, pire encore : mortelle. Quoique. L’idée que certains bâtiments pouvaient encore fournir un accès à l’eau lui était apparue en tête dans un éclair. Et si... Dès son arrivée, Amadeus avait laissé tomber ses anciennes habitudes, pour le moins princières, tentant de se faire à la vie sur l’île, plus ou moins rustiques. Cela n’empêchait la conservation de certaines normes d’hygiène. Il avait été formaté tant et si bien dans son univers aseptisé que l’odeur de la sueur qui imprégnait son corps le faisait parfois vaciller.

De ce fait, il ne réfléchit pas plus longtemps en apercevant le complexe hôtelier qui avait fini par se dresser devant ses yeux après plusieurs heures de marches – ou du moins ce qu’il en restait. Amadeus n’aimait pas vraiment les bâtiments de cet acabit. Disons plutôt qu’il s’en méfiait comme la peste. C’était précisément dans ce genre d’endroit qu’on finissait par faire des rencontres plus ou moins subies. Lui et sa corpulence d’enfant s’en méfiait particulièrement. Si le Coréen n’avait que très peu de retenu et n’hésitait pas à mettre « la main à la pâte », comme il aimait le penser avec une certaine ironie, il restait cependant très lucide quant à ses capacités. Et, pour le coup, s’il tombait face à une armoire à glace au détour d’un de ses innombrables couloirs, il ne donnait pas cher de sa peau. N’importe qui aurait pu le briser comme une misérable allumette ! Il fallait donc ruser. Essayer. Téméraire sans véritablement l’être, Amadeus était cependant bien trop joueur pour ne pas tenter le diable. La méfiance était de loin plus forte que la peur et, sans cette dernière, il se sentait d’humeur à jouer avec le feu. Et il n’aurait jamais cru que s’aventurer dans ce complexe allait lui être bénéfique.



Etourdi, le jeune homme se laissa tomber au milieu des quatre cadavres qui jonchaient la pièce. Quatre filles. Quatre misérables filles, tout aussi stupides les unes que les autres. Il pensa, distraitement, qu’elles n’avaient fait que payer le prix de leur idiotie. Il était tombé sur elles alors qu’elles avançaient en petit groupe, fermement convaincu que l’union faisait la force. Stupidité. Ici, il ne fallait faire confiance à personne : si ce n’était que soi-même. En les suivant bien discrètement dans les dédales de couloirs obscurs, Amadeus en avait attrapé une, la plus jeune, pour l’éloigner des autres, l’étouffer sans retenue avec un vieil oreiller qui trainait dans une chambre. Paniquées, par cette disparition, il les avait entendu se séparer. Une nouvelle fois, il avait recommencé ce petit jeu, tirant l’une d’entre elles à travers la porte entrouverte. La suite avait été admirable. Il s’était éclipsé de la pièce avant qu’une troisième n’y entre. Il s’amusa de ses cris d’effroi. Très vite, la dernière étudiante entra à son tour dans la chambre. Amadeus promena un regard curieux autour de lui, cherchant un objet susceptible de l’aider à venir à bout des deux dernières. Il n’eut cependant pas le temps de se crever davantage la tête qu’il les entendit se disputer. Sous la panique, l’une d’entre elle avait littéralement pété les plombs, se ruant sur son alliée en prétextant qu’elle était la meurtrière. Pas plus de quelques minutes plus tard, lorsqu’il entra dans la chambre, elles s’étaient impitoyablement battues. L’une avait la gorge perforée à moult endroits par des éclats de miroir tandis que l’autre avait le crâne littéralement explosé par ce qui semblait être une grande vasque. Sourire sadique aux lèvres, il se fit un malin plaisir d’achever la première qui agonisait à moitié, le regardant de ses yeux dilatés par la peur, pas même capable d’articuler la moindre supplique. C’était affligeant. Un coup de pied bien placé dans la carotide avait suffi.

Il les fouilla brièvement puis vint s’asseoir sur le lit, se prenant la tête entre ses mains d’enfant. Il était...surpris. Surpris par l’incroyable indifférence qu’il ressentait en cet instant même. Il avait, plus ou moins, tué ces quatre étudiantes. Hormis une certaine satisfaction, il n’en tirait pas grand chose. Tuer un insecte en lui marchant dessus n’aurait su lui attiser plus de remord. Il lâcha un petit soupir. Il n’empêchait qu’un curieux sentiment d’apaisement montait dans sa poitrine. Après quelques semaines, il avait enfin tué. Et quel meurtre !... Le jeune homme avait bel et bien sa place ici, il n’en doutait plus. Encore un peu étourdi par les événements, il voulut s’entendre de tout son long sur le lit. Néanmoins, un bruit parasite le fit sursauter. Semblable à un félin, il sentit tous les poils de son corps s’hérisser. Il se tenait prêt à bondir sur ses jambes, certainement plus pour prendre la fuite que se jeter sur l’individu qui poussait déjà la porte de la chambre...
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Al Baghdadi Judas
Âge : 20
Vague : 2ème vague
Amour : Capable d'aimer l'île entière

Nombre de victimes : 7
Coupons : 6
Contenu du sac : .
◂ 1 miche de pain
◂ 1 barre de céréales
◂ 2 à trois bouteilles d'eau (1L5)
◂ 1 carte de l'île avec ses zones
◂ 1 boussole
◂ 1 lampe torche (avec piles)

◂ 1 liseuse kindle avec 300 livres + chargeur
◂ 1 paquet de cookies
◂ 2 paquets de cigarettes (24/25)
◂ 2 briquets
◂ 1 petit bloc notes + 2 stylos noirs
◂ 1 tenue de rechange (t-shirt + pantalon + sous vêtement)
◂ 1 déodorant
◂ 1 parapluie pliable
◂ 1 trousse de toilette (Brosse à dents + dentifrice + peigne + shampoing + savon)
◂ 2 sucettes
◂ Un scalpel
◂ 1 boîte avec 8 tampons
◂ 1 mini spray désinfectant
◂ 1 feutre violet
◂ 4 dolipranes

Avatar : Lee Jun Ki
Statut RP : Indisponible
Pseudo : Venom
Multicomptes : Khan Dewei

Messages : 180
Activité RP : 1









   Sam 4 Nov - 1:08

Il était là par hasard, dans les cuisines de cet hôtel que personne n’avait pus visité depuis longtemps. Il ne comptait pas s’attarder ; il avait prit une douche ce matin. Oh, elle avait été glacée, mais c’était ça, ou prendre le risque d’attraper une odeur si épouvantable que l’île entière serait capable de le pister. On ne rigole pas avec l’hygiène, et être sur une île où la mort guette chaque recoin n’était pas une excuse suffisante pour oublier tout ça. Le plaisir de sentir de sa peau propre n’était égal à aucun autre, et il avait rapidement fait d’oublier l’eau froide sur sa peau dorée.

Et il avait dormi aussi, en arrivant le matin. Etant donné qu’il se déplaçait beaucoup de nuit, l’homme à l’apparence sombre s’était tranquillement barricadé dans une chambre du premier étage ; il avait fermé le verrou, et c’était même ennuyé à bloquer la porte avec une chaise en bois ; elle était assez lourde pour bloquer la porte un moment, et si quelqu’un tentait d’entrer, il aurait le temps de se réveiller. Il ne pourrait peut-être pas fuir –sauf qu’il s’amusait à sauter par la fenêtre– mais il aurait au moins de quoi se préparer à attaquer, et ainsi à rester en vie.

Il n’avait ré-ouvert les yeux qu’à la nuit tombée. Il s’était étiré lascivement, longuement, en soupirant. Il regardait autour de lui ; rien n’avait bougé. Personne n’avait voulu entrer semblait-il, et c’était tant mieux comme ça. Bien reposé, et prêt à se remettre en route à la recherche de denrées –ou de probables victimes–. C’était reparti ; dans le plus grand silence possible, après avoir bu une goutte d’eau, il débloquait la porte. D’abord la chaise, puis le verrou, tout doucement. Il tendait une oreille, attentif au moindre bruit. Mais tout semblait si calme, si silencieux… Il ne pouvait pas croire qu’il était le seul ici, avec la météo et l’heure qu’il était. Lui avait moins de mal à supporter les nuits étouffantes ; en Irak, la météo n’était que rarement clémente. Ça ne changeait rien pour lui ici.

Il se rendait vite compte qu’il y avait du grabuge en bas. Il n’était donc pas seul, comme il l’avait constaté. Personne dans le couloir, il marchait rapidement et en silence, son physique sombre glissant parfaitement dans les ombres. Il entendait des voix de filles, des cris… Il y avait une victime devant lui, allongée au sol, une autre un peu plus loin. Il enjambait la première pour continuer sa route, trop curieux pour faire demi-tour maintenant. Il voulait voir quel genre de personne pouvait faire ça. S’il s’agissait d’une fille ou d’un garçon… S’il avait une aura meurtrière… Ou au contraire ; un visage d’ange. C’est ce qu’il se disait après avoir poussé la porte, tombant sur un très jeune garçon aux cheveux blonds, et au visage rond. « Ainsi, le loup se déguise en brebis… » Il passait l’encadrement de la porte, un large sourire serré au visage, ses dents blanche contrastant avec sa peau dorée. Ses yeux noirs étaient brillants, comme s’ils captaient toute la luminosité de la pièce. Ses doigts se glissaient doucement sur la porte pour la refermer lentement. Il était prit au piège. « Deux dehors, deux ici… Quelle prise. »

Lentement, Judas s’approchait de lui. Ils étaient si différents l’un de l’autre. L’un ressemblait à un ange, un favori de Dieu. L’autre était semblable au démon qui pourchassait les rêves des vivants. Mais les deux étaient si dangereux… « Tu es incroyablement délicieux… » Il avançait son bras vers lui, la démarche féline. Ses doigts fins se glissant sur le côté de son visage, caressant son oreille et sa chevelure douce. « Quel nom peut porter un garçon si frêle, et si démoniaque ? » Sa lèvre inférieure était maintenant coincée contre ses dents. L’oriental était si excité à l’idée d’être tombé sur une perle qu’il s’en mordait la lèvre. Il pouvait toujours décider de le tuer, mais il ne tirerait aucune satisfaction de ce meurtre. Il est un chasseur… Quel intérêt aurait-il à le tuer, s’il ne pouvait même pas le pourchasser auparavant ?

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Tu me crois la marée, et je suis le déluge.
« You said you liked storms. So I let you in. Turns out you can only handle a little rain. I am the violence in the pouring rain. I am a hurricane. »
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