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 Zombie en approche ★ Yuan







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★ Son nécessaire de toilette de voyage (1/4 d'un petit savon en bloc, 5 cotons démaquillant, un petit flacon de shampoing (1/4), une brosse à dent, un petit tube de dentifrice (1/Cool, un paquet de mouchoir, un spray nasal à l'eau de mer, 6 serviettes hygiéniques)
Une carte de l'île avec ses zones
★ Une boussole
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★ Une casquette (trop d'utilité... merci)

★ Une bouteille d'eau (50cL)
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★ Canon d'une arme (Inutilité totale mais sac troué toussa)

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   Sam 9 Sep - 20:37

Le 11 juillet, 15h15,
A l’hôpital

Mon état s’améliore. Enfin je crois. Et surtout très difficilement. Je ne sais pas très bien à quel moment Haruto a quitté mon chevet mais je ne peux que le comprendre. Il m’a dit qu’il avait des amis sur l’île. Alors il a dû aller les trouver. Je ne lui en veux pas. De mon côté, j’ai dormi, j’ai souffert, dormir encore, mangé, passé la nuit à tousser. Le vaccin a continué à me soigner, mais honnêtement j’ai plutôt cru que j’allais mourir. J’ai passé la nuit avec le masque fourni à mon arrivée pour tenter de respirer plus correctement. J’ai eu plusieurs montées de fièvre pendant lesquelles j’ai déliré plutôt durement. J’ai même cru apercevoir mon frère, à mon chevet. Le réveil a été plutôt dur quand je me suis rappelé que ça n’était pas possible. Et à ce moment-là, j’ai pleuré. Pas réellement de douleur, plutôt de tristesse. J’ai traversé ce moment toute seule, j’ai pleuré longtemps jusqu’à m’endormir d’épuisement. Péniblement, je suis allée jusqu’à la douche. Je me suis lavée et essuyée, calculant chaque geste pour économiser mes forces. Je dois avouer que l’eau chaude fait du bien. J’avais oublié le plaisir que c’était de profiter de l’eau chaude sous une douche, même si rester debout est un véritable supplice. Une fois à nouveau habillée, je récupère les affaires et je vais nettoyer un peu mon tee-shirt et mes sous-vêtements au-dessus un lavabo. Je suis obligée de faire plusieurs pauses en me tenant à la faïence pour ne pas tomber. Mais c’est important, je veux profiter de l’eau chaude et du savon à main mis là pour l’hygiène de tous. Je frotte puis je rince. Tant pis pour mon jeans, ça, ça serait beaucoup trop dur pour moi. Une fois lavés et rincés, j’essore péniblement. Si les sous-vêtements sont plutôt simples, le tee-shirt lui est difficile. Mais bon, il faut que je le fasse le mieux possible pour qu’il sèche vite. Une fois terminé, je range le reste de mes affaires et je remets mon sac sur mon épaule. Trimbaler cette horreur est difficile, mais je ne veux pas prendre le risque qu’on le fouille et qu’on me vole des affaires. Je ne sais pas combien de temps j’y ai passé, mais personne n’a vraiment osé protester. Probablement parce que tous ceux que j’ai croisé étaient dans le même état que moi.

Le reste de la journée s’est plutôt bien passée. J’ai dormi, toussé, souffert et finalement, j’ai mangé mon repas de midi. J’ai gardé un morceau de pain pour manger dans l’après-midi, mais j’ai réussi à finir le reste. J’ai dû rester étendue et respirer le plus calmement possible – bien que difficilement – pour apaiser les nausées. J’ai même réussi à dormir une heure, mon linge séchant accroché à un coin du lit de camp. Mais là, j’ai besoin de bouger. Je glisse mes doigts sur le tissu pour constater avec satisfaction qu’il est presque sec : la chaleur de l’été aidant bien à ça. C’est encore humide, mais je vais pouvoir le mettre sur le haut de mon sac pour bouger. Je m’exécute donc, baisse mon masque à oxygène sur mon cou pour remonter mon masque sanitaire. Je m’assoie pour franchir une étape avant de me lever. Je laisse mon tournis passer, tousse un peu pour dégager mes poumons content d’être à la verticale. Puis je regarde autour de moi. J’aimerais bien trouver Li Ren, Hua Feng ou Yuan. Même Dewei pour voir s’il va bien. Alors je me lève remettant mon sac sur mon dos et je commence à aller et venir entre les lits de camp. Parfois, je regarde les visages des joueurs étendus pour voir si je les reconnais. Souvent je regarde devant moi pour ne pas bousculer quelqu’un. Souvent aussi, je reste debout, chancelante, à bout de force en proie au tournis. Je ne sais pas bien combien de temps je mets, ni même réellement où je suis. Mais finalement, au moment où je vais faire demi-tour pour retourner m’étendre et terminer de mourir tranquillement, pâle d’avoir fait trop d’efforts aujourd’hui, quand quelqu’un passe vivement à côté de moi, donnant un coup involontaire dans mon sac. Je m’effondre à moitié sur un lit, coup de chance, ce sont des jambes que j’écrase et pas des côtes que j’aurais probablement brisé. Je me raccroche aux dites jambes, puis je m’assoie pour faire passer le tournis. Péniblement, je relève un peu le visage et je dis : « Je suis désolée… J’ai du mal à tenir en équilibre… ». J’inspire péniblement, la respiration rauque et sifflante, je tousse derrière mon masque puis je me redresse et je reconnais Yuan, le volontaire qui m’a secouée dès le premier jour. « Oh… Tu es malade aussi… ». Je suis obligée de faire une pause et d’attendre un peu pour reprendre mon souffle et je complète : « Tu survis quand même ? ».

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Fighting to survive in a war with the darkest horrors


Le monde change. Et nous sommes contraints de changer avec lui pour survivre. Peut-être que nous ne pourrons plus jamais nous regarder dans un miroir, mais si nous voulons avoir une chance de le faire, alors il faudra survivre. Et, je ne compte pas me laisser mourir.
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   Sam 16 Sep - 10:33



Mieux valait pour Yuan (et surtout pour sa fierté) qu’il ne songe pas trop à comment il était arrivé jusqu’à l’hôpital. La vérité c’est que Hua Feng lui avait évité de mourir d’une manière vraiment médiocre. Sans lui il aurait passé l’arme à gauche faute de pouvoir rallier l’hôpital et le centre de vaccination temporaire qui s’y était implanté. C’était pas vraiment la fin qu’il s’était imaginé vu sa mission sur cette île… Et si cette information se répandait à un moment, Hua Feng allait se faire quelques ennemis supplémentaires… Parce qu’on avait toujours tendance à le voir comme le monstre de l’île, comme s’il était la « plus grosse menace ». Le fait était que non. Il y avait des joueurs bien plus dangereux que lui… La différence subtile mais qui changeait tout c’est que lui on pouvait l’identifier… Et on pouvait rejeter sur lui la colère peut être bien légitime qu’on éprouvait vis à vis du gouvernement. Yuan faisait avec. C’était parfois un peu agaçant… Mais comme on dit : il devait s’y attendre de toute façon.

Tout ça pour dire qu’à présent il n’aurait pas su exactement dire la date ni l’heure. Disons qu’il faisait jour… Et que son état devait être moins pire que celui de la veille. Veille dont il ne gardait presque aucun souvenirs de toute façon. Sa tête lui semblait plus pesante que tout le reste de son corps et pourtant ce dernier semblait coulé dans une chape de plomb. Une migraine faisait des allers et retours comme placé en orbite autours de son crâne et ses poumons brûlaient tellement que Yuan avait l’impression d’avoir avalé un sac de chaux ou de souffre en réaction. La douleur dans sa cage thoracique lui permettait de déterminer que ses côtes n’étaient pas brisées mais sérieusement fragiles… Alors il respirait doucement, pas trop profondément pour s’éviter une nouvelle crise de toux. Ces dernières s’étaient espacées, commençant même déjà à disparaître… Et Yuan y voyait là l’efficacité de ce traitement qu’on leur avait inoculé.

Grâce à la bouteille d’oxygène il parvenait à reprendre un bon souffle et les anti-douleurs étaient une bénédiction. Il se permettait même d’en avoir plus que les autres puisque pour sa part il ne voyageait pas seul et que ses rares amis avaient été miraculeusement épargnés par l’épidémie.

Son esprit vagabondait de manière plus ou moins précise, ses pensées s’entre-choquaient pas mal… Mais ce qui le ramène assez brutalement à la réalité c’est la sensation de poids mort qui lui atterrit soudainement sur les jambes. Yuan grogne dans un premier temps… Parce que ça demande moins d’énergie que de parler !

Il baisse les yeux sur la fille qui lui était ainsi tombée dessus. Elle a quelque chose de familier tant qu’elle ne fait que lui apparaître floue… Et quand enfin sa vision fait le point, il reconnaît la fille.

« Cochonnette... »

A ce stade il avait pour de vrai oublié son vrai prénom. Il avait rencontré cette fille près de la plage, le jour de son arrivée. N’ayant plus son nom en tête il n’avait pas pu suivre sa progression dans le jeu… Mais il éprouvait une sorte de respect et d’appréciation à la voir toujours en vie quoi que visiblement la coqueluche l’ai heurté de plein fouet elle aussi.

« Perspicace... »

Au sujet de sa maladie ! Fallait pas avoir fait polytechnique pour s’en rendre compte mais bon. Il a un vague signe de la tête pour confirmer qu’il s’en sortait. Ça tire un peu sur les raideurs de sa nuque mais il ne fallait pas qu’il s’empâte complètement non plus de toute façon.

« Alors comment se passe le jeu pour toi ? »

Où en était-elle, depuis ce jour là sur la plage où, détrempée, elle fuyait aussi bien la zone devenant dangereuse qu’une situation nouvelle et inconnue.

« Tu as rencontré des joueurs intéressants ? »

Ils pouvaient bavarder un peu… Lui ne comptait pas se lever immédiatement et vu le teint livide de la jeune fille, elle n’irait pas bien loin non plus.

« Tu louches. »

C’était pour la taquiner… ! Mais la fatigue aidait pas mal à son léger strabisme disons. Mais c’était toujours pas méchant parce qu’il aimait bien cette particularité chez elle, il ne saurait pas dire pourquoi.

« Est-ce que tu as commencé à jouer le jeu ? »

C’était parfois long à venir chez certains joueurs. Parfois ils mourraient sans avoir commencé. Mais Cochonnette avec ce « truc » qui lui faisait penser qu’elle s’y mettrait tôt ou tard...


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   Dim 17 Sep - 20:04

Le 11 juillet, 15h15,
A l’hôpital

Parfois je me dis que le destin fait bien les choses. Sur tous les joueurs qu’il y a sur cette île et tous les malades qu’il y a dans la pièce, il fallait que ce soit sur ses jambes que je m’échoue comme une idiote. Il n’a pas l’air au top de la forme mais j’aurais bien mauvaise foi de me moquer après tout, mes cernes sont violacés et mon teint pâle, on voit bien que je ne suis pas en forme non plus. Je me suis même pas sure de savoir comment j’ai réussi à tenir debout aussi longtemps. Mais le fait est que je n’y arriverais plus avant le lendemain. Je serais peut-être obligée de retourner jusqu’à mon lit en rampant, ou de rester assise là plusieurs heures jusqu’à réussir à reprendre quelques forces. Je regarde le garçon qui me répond et je roule un peu des yeux en l’entendant m’appeler par un surnom idiot dont je ne connais pas vraiment l’origine et lui dis : « Se Jin... Mon prénom, c'est Se Jin... » je pince les lèvres en le regardant agacée. Puis, je lui réponds d’une voix un peu songeuse : « Il paraît oui... » que je suis perspicace. Mais bon, en même temps, il ne faut pas avoir fait une grande université pour s’en rendre compte. Il a l’air bien atteint : teint cireux, difficulté à respirer, grande fatigue et bouteille d’oxygène à proximité. Tous les ingrédients d’une bonne grosse maladie bien immonde et bien douloureux.

Mais il s’en sort, d’ailleurs il fait un signe de tête pour montrer que c’est le cas. Bien, les joueurs de cette île n’ont qu’à bien se tenir. Bientôt il reprend la parole pour me demander comment se passe le jeu pour moi. Je repense à tout ce que j’ai vécu depuis mon arrivée ici. Les bonnes rencontres, les bonnes trouvailles, les moments de satisfactions à profiter d’un peu de sucre ou d’un peu de chaleur. Mais aussi les mauvaises rencontres, les hématomes, la peur. Et les moments où j’ai eu du mal à trouver de quoi manger. Tout ne s’est pas toujours bien passé, mais je me suis accrochée. Aujourd’hui, la maladie fait que je me sens physiquement et moralement épuisée et perdue. Mais je suis toujours vivante. Alors je lui réponds : « De toute évidence, pas trop mal. Je suis toujours vivante... », je fais une courte pause, il y a une certaine fierté dans mon regard avant de nuancer par : « Même si la coqueluche a bien failli l'emporter... ». Bah oui, il faut bien le dire. Je ne peux pas me mentir, et puis ce n’est pas réellement ma faute. Je n’aurais pas pu faire grand-chose, même Yuan qui doit pourtant être solide et fort est mis à terre par cette maladie. Je tousse un peu, grimaçant douloureusement. « Et toi… tu continues à faire tomber les autres joueurs ? ». Bien sûr, je me doute qu’il fait bien plus que ça mais je ne suis pas sure d’avoir envie de l’entendre.

Autour de nous, on entend encore des toux et des gémissements. Je ne sais pas très bien si des joueurs sont morts emportés par le vaccin. J’ai été trop dans le flou la veille et là, j’ai été trop concentrée par la douloureuse étape de la douche. Je regarde autour de nous. Les lits de camp sont presque tous occupés. Certains joueurs sont seuls, mais étonnamment d’autres sont veillés par des joueurs qui ne semblent pas malades. Ou du moins pas autant. C’est étonnant de voir que d’autres joueurs sont capables de s’occuper des malades. Comme Haruto l’a fait pour moi. Certains ont tissé des liens, de mon côté, je ne sais pas si je l’ai vraiment fait. S’attacher. Finalement, je reprends la parole un peu essoufflée et lui réponds : « Quelques-uns ». Je ne vais pas tout lui raconter non plus mais je dis : « Et heureusement, tous n'ont pas eu les mêmes méthodes que les tiennes ». Je marque une pause parce que j’ai un peu de mal à respirer. La douleur est difficile à supporter, je suis vraiment vraiment fatiguée par tout ça. Fatiguée d’avoir mal, fatiguée d’avoir peur. J’aimerais juste que ça s’arrête, tout serait tellement plus facile. Mais finalement, j’ai plus envie de rentrer chez moi et de retrouver le confort de mon lit et d’affronter le noir de l’oubli sans savoir réellement si je pourrais retrouver mon frère. Je termine par : « Mais je suis aussi tombée sur de sacrés tarés ». Ah bah ça, c’est le moins qu’on puisse dire. Bien plus que lui-même. Le genre de gens qu’on ne pourrait pas apprécier alors que je suis sure que je pourrais m’attacher à Yuan même s’il n’a pas l’air très gentil. Je demande : « Tu es seul ? Je pensais que tu voyageais avec Hua Feng ». Je regarde autour de nous voir si j’aperçois le chinois qui m’a rendu la photo de mon frère mais je ne le vois pas pour le moment.

Quand il me prévient que je louche, je me frotte l'œil. Plusieurs fois et je les ferme plusieurs fois. Mais rien à faire, je sais bien que ça ne changera pas : je suis malade et fatiguée alors je ne pourrais rien y faire. Il vaut mieux que je m’y fasse. Je le regarde un peu mauvaise de l’entendre me le signaler puis, il me demande si j’ai commencé à jouer le jeu. C’est une question épineuse et je ne suis pas sure d’avoir envie d’y répondre. Parce que cela voudrait dire trop de choses. Alors je réponds : « Tout dépend de ce que tu appelles jouer le jeu ». Cette fois c’est plus pour ma propre santé mentale que je fais une pause, mais je finis par dire : « Je me suis défendue en tout cas ». J’essaie d’avoir l’air convaincue mais je pense que ce n’est pas très crédible. Moi-même je n'y crois pas, ça se voit. Je n'ai pas seulement fait que me défendre. Même si je voudrais l’oublier, j’entends encore les craquements des os du garçon sous mes mains. Et je me demande qui sera ma prochaine victime et dans quel contexte cela surviendra. J’aimerais que cela n’arrive jamais. Mais je n’aurais pas le choix, n’est-ce pas ?

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   Mar 19 Sep - 6:12



Visiblement ça l’agace un peu que de se faire appeler Cochonnette et en toute objectivité Yuan comprend. Néanmoins il se contente d’un léger sourire, plus amusé qu’autre chose. Pour peu que Yuan puisse faire preuve d’affection, ce petit surnom en était un témoignage en quelque sorte. Pas le genre qu’il aurait utilisé avec tout le monde cependant c’est vrai. Vous l’imaginiez appeler Hua Feng « Cochonnet » ? Voilà. Quant à la perspicacité de Se Jin il n’en rajoute pas. Autant mettre le fait de l’entendre enfoncer des portes ouvertes sur celui de sa maladie.

« Tu as l’air plus morte que vivante, toi aussi. »

Pas que ça entamait sa conviction qu’il allait s’en remettre et qu’il pourrait déjà très bientôt botter quelques culs néanmoins ! Quant à la survie de Se Jin il acquiesce lentement, gardant le silence. Est-ce qu’il s’était douté qu’elle tiendrait jusque là ? Pas sûr… Mais il lui avait accordé le bénéfice du doute et visiblement Se Jin avait de la ressource. Quant à ce qu’il avait fait de son temps sur l’île :

« Tu dis ça comme si je massacrais tous ceux qui croisaient ma route. »

Alors qu’elle était bien placée pour savoir que ce n’était pas le cas. Il était même beaucoup plus regardant sur ses « critères de sélection » que pas mal d’autres joueurs. Il essayait de tuer quelques mauves de temps en temps… Et quand il croisait trop la même couleur sur les colliers des gens dont il croisait la route il « égalisait » un peu le compte.

« J’opère une sorte de sélection naturelle. »

Yuan esquisse un nouveau sourire à propos de ses méthodes. Elle parlait de sa manière de la saluer à son arrivée ? La pauvre chouette avait fait un vol plané en avant, il s’en souvenait. Mais bon… Pas de pitié parce que c’était une fille quoi.

« Mais moi au moins mes intentions étaient claires. »

Pouvait-elle en dire autant de tous ceux qu’elle avait rencontré ? Les menteurs, les traîtres… Ils étaient légions à présent. Beaucoup de joueurs s’étaient découvert un talent dans ces deux traits de caractère. Et justement sa curiosité est piquée à propos des « sacrés tarés » comme elle dit.

« Quelqu’un en particulier ? »

Il était forcément rendu curieux à son sujet ! Par contre une relative surprise doit se lire dans son regard tandis que des lèvres en coeur s’écoule le prénom de Hua Feng.

« Vous vous connaissez ? »

Son regard s’assombrit légèrement… Parce que quelque chose semblait changer entre eux. Néanmoins à ce stade il pensait qu’ils faisaient encore route ensemble.

« Si nous voyageons toujours ensemble. Mais c’est Mère-Thérésa qui s’est occupée de moi. »

Comprendre Jayden. L’homme avec une bonté plus grande que cette île. Ils étaient un peu comme les anges Michel et Lucifer et pourtant il y avait de fortes probabilité pour qu’ils fassent un bout de chemin ensemble.

Se Jin vient se frotter les yeux et prenant sur l’énergie qu’il essayait de stocker Yuan lève une main pour la faire cesser, assurant :

« Tu es belle. Ça te rend spéciale. Tu n’as pas besoin d’essayer de corriger ça. »

Qu’elle en profite ! Yuan faisait rarement dans le compliment et la fièvre devait un peu y être pour quelque chose ! Surtout qu’en général il exprimait mieux son mépris envers les femmes que son respect ! Mais Se Jin, avec ses petits défauts et ses petites qualités était une femme à la fois forte et fragile. Et c’était un mélange difficile à doser pour qu’il fonctionne. Le genre de mélange qu’il aimait bien.

Puis les choses « sérieuses » et Se Jin, quoi que ne répondant pas ouvertement à sa question, semble ouvrir une porte. Il y a de fait un petit moment de silence à nouveau avant que Yuan ne demande encore, de fait :

« Ça veut dire que tu as tué combien de joueurs, ça ? »


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   Mer 20 Sep - 11:24

Le 11 juillet, 15h15,
A l’hôpital

Même si je suis un peu vexée du surnom qu'il vient de m'attribuer, je ne lui en tiens pas rigueur. De toute façon, ce n'est surement pas le pire surnom que j'aurais eu dans ma vie si je n'étais pas arrivée ici. Après tout, nous les filles avons des destins pas forcément reluisant. Mariage et famille, sans avoir le choix et peu de réel intérêt. Pour la future chirurgienne que j’aurais souhaité devenir, autant dire que je ne m’y serais sans doute pas retrouvé au final. Cela m’aurait juste aidé à trouver un futur mari d’une classe sociale haute pour pouvoir élever ma famille dans les meilleures conditions possibles… Lorsqu’il relève que j’ai l’air plus morte que vivante, je ne peux de sourire amusée et de répondre : « Ah ça... J'ai l'impression d'être morte plusieurs fois depuis quelques jours », littéralement. Elle regarde simplement Yuan, mais la fièvre et la douleur ont été telle qu'à plusieurs reprises elle a perdu connaissance. D'où cette impression d'être morte plusieurs fois. Cependant, je rajoute : « Mais comme tu le vois, je m’accroche à la vie comme un chien à son os ». C’est le moins qu’on puisse dire, de toute évidence.

Lorsqu’il remarque que j’insinue qu’il tue tous ceux qu’il croise, je souris avec une certaine bienveillance malgré la colère que j’aie pu ressentir à notre premier rencontre et je lui dis : « Mais heureusement que tu ne tues pas tous les gens que tu croises, je n'aurais plus été là pour t'écraser sinon ». J’inspire un peu, difficilement, mes poumons étant plus douloureux à mesure que nous parlons avant dire : « Mais disons que tout le monde ne m’a pas fait tomber comme tu l’as fait ». Mais même si je prononce ces mots-là, il n’y a pas de colère dans ma voix. La douleur est passée depuis bien longtemps et finalement, ce jour-là était une bonne occasion d’avoir quelques conseils. Je grimace un peu lorsqu'il parle de sélection naturelle. Les plus forts survivent, je connais bien le principe de l'évolutionnisme. Mais peut-on réellement parler de sélection naturelle ? Je pose mon coude sur le bord de son lit et j'appuie ma tête dans ma main un peu fatiguée mais contente de ne plus être debout. Puis, je l'écoute me parler de ses intentions et je souris un peu avant de répondre : « C'est le moins qu'on puisse dire oui ». Je souris un peu. Nous faisons une fine équipe avec nos teints blafards de mort en sursis. Je reprends la parole pour dire : « Et même si la rencontre avec la terre a été brutale, tes conseils en valaient la peine, alors merci ». Puis, il me demande si je parle de quelqu'un en particulier alors je réponds : « Un garçon bizarre, mort, qui voulait essayer de m'influencer par la terreur et une fille bagarreuse ». Je ne vais pas plus loin, coupée dans mon élan par une quinte de toux un peu dure et comme Haruto l’a fait la veille, je pose mes mains sur mes côtes pour les tenir en place, enfin, le plus possible.

Finalement, je lui demande si Hua Feng est avec lui et il me demande si je l’ai croisé. « Il va bien ? On s'est croisés oui, peu de temps après notre rencontre d'ailleurs ». Je respire posément pour ne pas déclencher de nouvelle quinte de toux puis j’explique : « Le plus long sprint de toute ma vie. Et en plus il m'a trouvé aussi facilement que si on avait joué à cache-cache ». Je grimace agacée par mes propres erreurs du début de la partie. Heureusement, il n'était pas belliqueux. « On a un peu parlé de toi, mais surtout du jeu au final ». Oui, son compagnon de route m’a également donné de précieux conseils. C’était une frayeur qui en valait la peine : retrouver ma photo perdue et avoir des informations supplémentaires sur l’île et sur le jeu. Mais Yuan dit que ce n’est pas lui qui s’occupe de lui mais Marie-Thérèse. Je penche la tête et demande : « Marie-Thérèse ? ». C’est une expression volontaire ou un surnom idiot ? Alors je demande : « Sérieusement, il y a vraiment quelqu'un d'aussi gentil sur cette île ? ». Pour s'occuper de lui déjà, en dehors de Hua Feng qui voyage avec lui et pour être appelé comme ça. Peut-être s'agit-il d'Haruto qui est extrêmement bienveillant lui aussi.

Lorsque je me frotte l'œil, il tend la main pour m'en empêcher et je le regarde plutôt surprise. Pas effrayée, non. Déjà parce qu'il est aussi mourant que moi et ensuite parce que s'il avait dû me faire du mal, il l'aurait déjà fait. Au compliment, je rougis un peu. Cela fait longtemps que je n'en ai plus entendus. Mon frère m'en disait souvent. Ma mère aussi, parfois. En dehors de ça, ce n'était pas bien courant. Alors je souris un peu et je lui réponds simplement : « Merci » parce que de toute façon je ne sais pas vraiment quoi dire de plus. Mais quelque part, cela fait du bien, un peu de gentillesse. Mais très vite, la conversation évolue passant sur quelque chose de moins agréable. Et bien sûr, il ne se contente pas de mes propos vague de fille qui essaie de botter en touche non. Il pose une question, concrète à laquelle je vais être obligée de répondre. Je le regarde un moment, sachant bien que si je reste évasive, il risque de me poser d'autres questions alors je lui dis : « Un seul ». Cela ne semble pas bien glorieux à première vue, alors je complète : « Avec beaucoup de colère, de terreur et de conviction » je suspends ma phrase songeuse avant de dire toujours aussi songeuse : « Et beaucoup de sang et de violence aussi ». Très clairement, ce qui s’est passé ce jour-là me hantera probablement pour le restant de mes jours. Et j’ai l’impression qu’une partie de moi est morte en même temps que le garçon dont les os ont craqués sous mes coups. Alors je demande : « Comment peut-on rester saint d’esprit sur cette île ? Ne pas être transformé ? ». Rester la même après ça, cela me semble impossible.

-✩-✩-✩-✩-✩-✩-✩-✩-✩-✩-

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   Dim 24 Sep - 10:26



C’était une façon de dire que Yuan pouvait encore comprendre. Par chance il se sentait tellement fracassé et il l’avait été encore davantage avant ça qu’il avait dormit pendant la majeur partie du temps où le vaccin lui avait réellement décapé l’intérieur du corps ! Il acquiesce en tout cas lorsque la jeune femme lui parle, en quelque sorte, de sa rage de vivre. Mais c’était la bonne manière de faire. Un grand instinct de survie pouvait, parfois, peser plus lourd dans la balance que de grande compétences au combat par exemple. Il ne sous-estimait jamais cette ressource ou en tout cas essayait de ne jamais le faire.

Yuan esquisse un trop bref sourire quand Se Jin le taquine avant de néanmoins le réprimander, en quelques sortes. C’est vrai qu’il n’y était pas allé de main morte mais au moins elle n’avait rien eu de cassé non plus. Des bleus et des écorchures voilà tout.

« Mais tu m’as prit beaucoup plus au sérieux très vite. »

L’adrénaline, le stress et la peur avaient souvent cet effet et Yuan était de ceux qui aiment gagner du temps disons. Il n’était pas le roi des longues explications, surtout envers des étudiants qu’on avait normalement déjà briefé sur le bateau.

La jeune femme va d’ailleurs en ce sens puisque dans la foulée elle le remercie. Ça le surprenait un peu pour tout dire. Ici on ne lui accordait pas grand-chose et peu nombreux étaient ceux qui auraient pu jurer avoir à le remercier. Il songeait par exemple à Haneul. Il avait sauvé la vie de cet idiot alors qu’il allait se faire aplatir la boîte crânienne et ce qu’il y avait gagné c’était une fuite en bonne et due forme comme si ça avait été lui qui en avait voulu à sa vie !

Yuan note silencieusement l’information suivante. C’était trop peu précis pour lui mais pour le moment il n’ajoute rien. Quant à Hua Feng :

« Il va bien. »

Son air légèrement pincé venait du fait qu’il lui semblait que le jeune homme commençait à se faire d’autres plans pour l’avenir. Il était prévu qu’ils en parlent et Yuan sentait l’entourloupe à 15 mètres.

« Il n’est pas malade. »

Mais pour répondre quand même de manière un peu plus éclairée sur le sujet :

« Tu as le chic pour choisir tes rencontres. »

Deux rencontres dangereuses entre Hua Feng et lui déjà ! Ils faisaient clairement partit des prédateurs pour leur part. Par contre lorsque la jeune fille lui parle de « Marie-Thérèse » il corrige :

« Mère Thérésa. »

C’était peut être la même femme mais lui ne la connaissait que sous ce nom ! Et lorsqu’elle semble douter qu’une personne aussi gentille soit sur l’île il lève les yeux au ciel. Pas contre elle non ! Contre Jayden et ses bonnes manières. Enfin il le respectait hein… Mais il ne le comprenait pas !

« Au moins aussi gentil oui. »

Peut être même plus parce qu’il avait parfois l’air prêt à se laisser tuer sur le champs de bataille. Enfin… Yuan exagérait. Mais il espérait que le jeune homme se dégourdisse vite. Ça allait devenir vraiment très intéressant à son avis.

Voilà que Cochonette rougie et Yuan se tasse un peu sur son lit en la voyant somnoler assise, lui faisant une place pour qu’elle le rejoigne oui. Il ne le ferait pas pour tout le monde mais bon !

« Tu peux te coucher pour dormir si tu veux. Mais bon, tu rejoins ta couchette après. »

Il voulait bien y mettre du sien mais Yuan restait peu partageur de nature disons ! Il aimait bien la coréenne alors voilà… Mais point trop n’en faut comme on dit !

Quoi qu’il en soit elle lui confirme avoir tué une personne. C’était peu… Mais plus que pas mal de personnes dans cet hôpital au moins.

« Et tu vas recommencer ? »

Ou bien elle en était ressortie traumatisée et avec la conviction absurde qu’elle ne devait jamais recommencer ? En tout cas à sa dernière question :

« En ayant conscience du bien et du mal. »

C’était le B-A-BA à son avis. Lui-même en avait conscience, quoi qu’on en dise. Et il savait la part de mal et la part de bien dans la place qu’il avait prit sur cette île.

« Le jour où tu penseras que ce que tu fais n’est que d’un des deux côtés c’est probablement que tu ne sera plus tout à fait saine d’esprit. »


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   Mer 4 Oct - 16:22

Le 11 juillet, 15h15,
A l’hôpital

Lorsqu'il me dit que je l'ai pris au sérieux plus vite je lui jette un regard mauvais. Je l'aurais pris au sérieux de toute façon, parce qu'il n'a pas la taille et la finesse des nabots asiatiques habituels. Bon, je suis peut-être de mauvaise foi, tous les asiatiques ne sont pas petits mais... Voilà. Yuan est plutôt grand et plutôt imposant, surtout pour quelqu'un comme moi. Petite, plutôt frêle, pas habituée à se battre. Mais je ne lui réponds pas. Surement parce que même si ça m'agace, il a en partie raison. En partir seulement parce que je suis aussi ce genre de fille à prendre aux sérieux ceux qui aident les autres par bienveillance et grandeur d'âme. Je ne sais pas où se situe Yuan. Dans le fond, je crois que c'est quelqu'un de bien. Même s'il fait des choses horribles. Je ne sais pas pourquoi il est là, pourquoi il joue le jeu. Je ne sais pas ce que ça peut lui apporter, mais je crois que dans le fond, c'est quelqu'un de bien. Enfin, à le regarde là, à moitié mort et plutôt gentil avec moi, je me dis qu'il ne peut pas être totalement mauvais. Il n'est pas seulement ça. Et tous les gens sur cette île, ils ne le sont probablement pas non plus.

« Tant mieux... » je suis rassurée qu'il aille bien et je ne peux m'empêcher de sourire. C'est étrange comme les bonheurs sont étonnants à ressentir ici. C'est presque comme s'ils étaient différents. Plus éphémères mais plus intenses que ceux que nous ressentions avant. Infiniment plus simple aussi. « Vous faites un étrange duo tous les deux... ». Ils semblent différents, et je me demande comment ils peuvent s'accorder. Mais visiblement, ils y arrivent, alors. Je l'écoute me dire que j'ai le chic pour choisir mes rencontres. Ah ça, il ne croit pas si bien dire. Mais à dire vrai, aucune des rencontres que j'ai réalisées sur cette île n'est arrivée par dessein, non. Toutes sont survenues par hasard. Si quelques-unes se sont bien passées, d'autres ont été bien plus dérangeantes, voire même douloureuses. Alors je réponds : « Ah ça... C'est le talent, que veux-tu ». Et je souris amusée, il vaut mieux en rire non ? Et puis, je suis toujours vivante. Enfin, pour le moment. Parce que vu mon état, il n'est pas sûr que je survive à cette maladie. Je suis traversée de dizaines de vagues de douleurs toutes les minutes. Ma tête, mes poumons, mon cœur qui peine à pomper le sang, mes côtes brisées et ce fichu vaccin qui semble tout accentuer. Pourtant, par je ne sais quel miracle de volonté je suis encore vivante.

Mais visiblement, j'entends à moitié puis qu'il me reprend sur le nom. J'avais mal entendu et mal compris. Mère Thérésa. Une sainte je crois, ou quelqu'un du genre. Je comprends mieux quand il me dire que celui qui s'occupe de lui est au moins aussi gentil. J'acquiesce et je dis : « Profite en alors, les moments de répits sont rares ici. Comment tu l’as rencontré ? ». Je tousse un peu et cherche mon souffle à la suite de cette trop longue phrase. Puis je souris et rougis à son compliment. Je dois avouer que je ne m'y attendais pas. Et voilà que la fatigue me reprend ainsi que le flou. Le sommeil guette, pour m'emporter avec lui et me tendre à la faucheuse qui attend surement embusquée derrière l'oreiller. Oui, ces derniers jours, j'ai eu peur de m'endormir tant j'avais peur de ne pas me réveiller. De ne pas voir à nouveau le soleil se lever. De ne pas profiter des rayons rosés qui baignent l'île d'une lumière douce et apaisante. De ne pas profiter de la fraîcheur d'un nouveau matin, des fines gouttelettes de rosées déposées sur les feuilles de la forêt. Il reprend la parole et ce qu'il me dit me surprend encore. Ce qui semble confirmer mes réflexions quelques minutes plus tôt même si je ne suis plus très sure de les avoir vraiment eu. Le temps d'être surprise, la conversation continue, alors je reste assise là, pour le moment. Il me demande si je vais recommencer. Puis, il répond à ma question.

J'écoute ce qu'il me dit. Et ses propos semblent trouver quelque chose en moi. Peut-être cette partie de moi qui pense qu'au fond Yuan est quelqu'un de bien. Cette partie de moi qui a déjà compris qu'ici les choses sont différentes et que pour survivre, il faut faire des choses que l'on n'aurait jamais fait ailleurs. Que ces choses, nous ne nous les pardonnerons jamais, mais que nous pourrons apprendre à vivre avec et à rester sain d'esprit si nous nous rappelons toujours que ce qui s'est déroulé ici est une horreur, une hérésie. Je le regarde et je lui dis : « Comment peut-on penser ça ? Que ce qu'on fait ici est... bien ? ». Je grimace et je me redresse finalement, laissant mon sac glissé sous le lit pour rejoindre Yuan dans la place qu'il m'a libérée. « Je ne sais pas si j'en aurais l'occasion enfin... » je suis obligée de faire une pause pour reprendre mon souffle avant de dire : « je veux dire que je ne suis pas sure de pouvoir tuer quelqu'un si on ne m'attaque pas mais... Je ne veux pas mourir ici... ». Non, ça c'est certain. Alors si je dois le faire, oui, je recommencerais. Parce que je veux vivre et que si quelqu'un m'attaque, je me défendrais. Je m'en sortirais encore.

Mais je ne veux pas devenir comme ce type qui m’a coincée à ici il y a quelques temps. Une espère de monstre bizarre qui aime faire du mal aux gens. Je ne suis pas comme ça et je ne serais jamais comme ça. Enfin, je l’espère vraiment. Je me tourne un peu pour me blottir contre lui-même si je me doute qu’il n’aimera pas ça. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas profité d’une étreinte. Depuis la mort de Chin Ho je crois. Enfin il y en a eu mais je ne les ai pas vraiment partagé, je n’étais pas prête. Mais là, j’ai besoin de sentir quelqu’un de rassurant et Yuan est rassurant. Il l’est maintenant. Puis je maugrée : « C’est injuste que Hua Feng ne soit pas malade. Tu lui feras payer hein ? ». Gentiment, s’entend. Bien sûr. Je suis trop gentille pour vouloir faire du mal à quelqu’un. Mais je n’ai jamais été la dernière à secouer les autres au besoin.

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   Mer 11 Oct - 18:29



Yuan ne répond pas à ce « tant mieux » qui de toute façon n’attendait probablement pas de réponse. Il ne répond pas non plus à la réflexion suivante cependant, comme quoi ils faisaient un étrange duo. C’était probablement vrai et sur le papier on aurait pu croire qu’ils seraient même ennemis. Peut-être que les choses allaient changer bientôt. La pression avait commencé à monter en force du côté de Hua Feng. Quant au talent de Cochonnette pour se mettre dans les embrouilles ça lui fait brièvement lever les yeux au ciel. Valait sûrement mieux qu’elle le prenne à la rigolade comme ça.

Ils parlent de Jayden ensuite… Et Yuan se fait pensif à nouveau. Il songe à leur rencontre, sous ce banc… A la conversation qui avait suivie, à sa façon de s’inquiéter trop vite… Il ne ferait pas long feu à son avis mais là encore il pouvait se tromper.

« Je l’ai trouvé dormant sous un banc. »

Ca faisait un peu clochard dit comme ça ! Mais bon, dans le contexte de cette île et du jeu Battle Royale ça faisait encore relativement du sens probablement.

« Je l’ai retrouvé ici. Mais lui soit il s’en sortira admirablement, soit il finira par manger les pissenlits par la racine. »

C’était un militaire qui plus est. Enfin pas vraiment. Disons qu’il avait fait son service militaire quoi. Mais c’était récent, ça leur avait permis de se rapprocher malgré l’évident fossé entre eux d’un point de vue aussi bien éthique que philosophique.

« L’avenir nous le dira. »

C’était cliché à dire mais on ne peut plus vrai. Par contre alors que Se Jin s’interroge sur le bien et le mal, Yuan fait remarquer :

« Je ne pense pas que ce que je fasse ici est mal. Mais je suis désolé de devoir en passer par là. »

Alors sans doute que c’était « comme ça », entre autre, qu’on pouvait juger la situation. Mais pas que car vu ce qu’elle ajoute, Yuan lui demande :

« Tu crois que c’était mal de te défendre ? De tuer celui ou celle qui avait essayé d’en faire autant avec toi ? »

Ça se discutait non ? Tout était toujours une question de point de vue et rien n’était jamais ni blanc ni noir. Sauf pour les psychopathes et les dégonflés, si on lui demandait son avis !

« Je fais mon travail. Il est déplaisant sur certains aspects mais je me sens utile envers mon pays. Je suis un patriote. »

Et il en tirait à la fois fierté, satisfaction et réconfort lorsqu’il doutait. Bien sûr que le doute lui viendrait. Peut-être même qu’avec l’épuisement et le temps il changerait d’avis sur tout, qu’il renierait tout ce qui avait fait son monde jusque-là… Mais Yuan n’en était clairement pas là.

« Si tu ne meurs pas, ça veut dire qu’il faut que d’autres meurent. C’est comme ça que ça marche, Cochonnette. »

Yuan hésite puis referme finalement son bras autours des épaules fines de Se Jin, lui offrant le cocon qu’elle recherchait. C’était peut-être un peu maladroit et il n’y resterait pas deux heures mais bon. Au fond à lui aussi ça faisait du bien. Pour le moment Se Jin n’essayait pas de le convaincre qu’il était un monstre ou qu’il avait tort, que ses opinions étaient mauvaises et tout ça.

La suite à propos de Hua Feng aurait pu lui faire esquisser un sourire mais il éprouve une sorte de lassitude, demandant :

« Ne parlons plus de Hua Feng. »

Il se sentait… Triste… Lorsqu’il le faisait, il réalisait. Alors il préférait faire l’impasse. Et même, avant qu’elle prenne le risque de se faire plus curieuse :

« Ne parlons plus tout court. On devrait se reposer. »

Dormir… Et laisser le vaccin faire son œuvre…


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   Sam 14 Oct - 22:33

Le 11 juillet, 15h15,
A l’hôpital

Je le remarque lever les yeux au ciel lorsque je réponds que j'ai un certain talent pour m'attirer des ennuis. Je le prends bien en apparence mais cela m'inquiète. Combien d'autres dangers publics je vais rencontrer ? Et combien de temps encore je pourrais survivre ? Combien de temps vais-je bien pouvoir faire illusion comme ça ? Je ne sais pas. Et cela m'effraie. Mais il ne dit rien, et je ne rajoute rien non plus de mon côté. Si je survis à cette maladie, j'aviserais pour la suite. Je verrais bien pour me débrouiller. Et puis qui sait, peut-être que je pourrais me trouver une équipe aussi. Peut-être. Il m'en dit un peu plus sur son bienfaiteur. Dormir sous un banc. Je n'arrive pas à savoir si c'est du génie ou de la folie. Ça doit dépendre de l'emplacement du banc je suppose. En tout cas, cela semble être un bon abri. C'est étrange quand même. Il y a d'autres cachettes bien plus discrètes et confortables. Je n'en dis rien cependant, cela ne me regarde pas. Il rajoute qu'il l'a retrouvé ici et que son destin n'est pas encore sur. Je grimace un peu. La mort est le destin de bon nombre d'entre nous. Moi la première. Même si j'ai survécu jusqu'à maintenant, je ne suis pas une tueuse née, je ne suis pas une excellente stratège. Je me débrouille, j'essaie de faire preuve de logique et de méfiance, mais les autres joueurs s'adaptent eux aussi et quelqu'un finira par le faire plus vite que moi. « J'espère pour lui qu'il s'en sortira. Mais être trop gentil ici ce n'est pas forcément une bonne chose ». J'aimerais que ça le soit, mais la réalité est différente, et la bonté ici ce n'est pas forcément recommandé.

La notion du bien et du mal est ce qui me tracasse le plus depuis que je suis ici. Je n'ai pas tellement peur de mourir, même si j'ai profondément envie de vivre, j'accepterais la mort. J'ai peur de souffrir, c'est sûr mais je crois aussi que cela serait une bonne punition pour le mal que j'ai fait avant d'arriver ici. Mais le fait de changer, de devenir un monstre, ça, ça me fait peur. J'ai peur de ne plus me reconnaître, de ne pas pouvoir me reconstruire si j'en ai l'occasion un jour. De mourir de l'intérieur tout en continuant à vivre. Il me répond. Je l'écoute, tout en me disant que cette réponse est étrange, presque effrayante. Il ne pense pas que ce qu'il fait ici est mal. Est-ce que cela compte aussi pour les joueurs qu'il tue alors qu'il n'est pas attaqué ? Est-ce que ça lui arrive au moins de tuer dans ces conditions. Je suis presque sure que oui. Je ne sais pas. C'est étrange. Il poursuit son raisonnement et je l'écoute. Il conclut par le fait que si je suis toujours vivante, cela veut dire que d'autres personnes meurent. Et ça, c'est un peu horrible. Survivre aux dépends de la vie des autres c'est... comment peut-on en arriver là ? Alors je lui dis : « Tuer des gens, c'est mal. Peu importe la raison ou l'urgence de la situation. On ne devrait pas avoir à tuer quelqu'un pour survivre » je marque une pause et je me contente de demander songeuse : « Qu'est-ce qui me rend plus méritante de vivre qu'un autre ? ». Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à ces questions. C'est mal, mais c'est nécessaire. Si je veux survivre, je devrais me défendre. Je sais bien qu'il a raison. « Mais de toute façon je ne me laisserais pas faire. Ma conscience n’aura pas le dernier mot face à la survie… ». Mais j'ai du mal à comprendre tout ça. Je me demande sans cesse comment je pourrais arriver à vivre avec cette partie de moi. Finalement je demande : « Comment ça, tu fais ton travail ? ». Je crois que je suis trop fatiguée pour me mettre en colère. Mais j'ai un peu peur de ce qu'il me répondra.

Même si je ne doute pas que ça lui déplaise, je me blottis contre lui. Me retrouver contre quelqu'un est vraiment agréable, ce contact est rassurant apaisant, même si Yuan est aussi mourant que moi. Et je suis assez surprise de le sentir refermer son bras autour de moi. Je ne bouge plus, profitant de l'étreinte en silence. Cela me ramène quelques mois en arrière quand Chin Ho me serrer pour me réconforter. Mais l'odeur de Yuan est différente. Mon frère est mort, il ne reviendra pas. Mais je dois avouer que j'apprécie ce moment à sa juste valeur, surtout vu ce que j'ai déjà pu voir du Je me moque un peu de Hua Feng mais assez vite, il me propose de ne plus parler de Hua Feng. Je fronce les sourcils étonnée par sa réaction. Pour des joueurs qui voyagent ensembles, pourquoi ne devrait-on pas parler de lui ? Mais je n'ai pas le temps de m'en étonner plus qu'il propose de ne plus parler tout court. Je fais une moue, sentant bien qu'il coupe court à la conversation. Il doit s'être passé quelque chose pour que cela le chatouille comme ça. Mais je ne dis rien me calant un peu mieux : « Comme tu veux ». Je me cale correctement, regardant un peu autour de nous puis je ferme les yeux. S’il ne veut plus parler, je ne le forcerais pas. Et puis j’ai mal à la poitrine, ma respiration étant un peu sifflante, c’est peut-être mieux dans le fond.

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   Mer 18 Oct - 18:29



« Ça peut même se révéler être une très mauvaise chose. »

Ho, les statistiques prêtaient à croire qu’on pouvait s’en tirer en étant une oie blanche… Hua Feng le premier lui avait avancé cette information et Yuan lui même s’en était déjà servit. Il n’empêche que c’était partir avec un handicape quand même, ils étaient d’accord.

« Il y a beaucoup de profiteurs et de manipulateurs qui s’éveillent sur cette île. »

Qui se découvraient un talent certain pour la tromperie, le mensonge, la manipulation et toutes ces choses. Yuan n’aimait pas ça mais il était assez lucide pour savoir que ça faisait partit du jeu et que c’était une arme, au même titre que son expérience ou son talent dans la bataille. Il ne pouvait pas se permettre de juger de ça.

« Si ce n’est pas un ennemi qui lui plante un couteau dans le coeur, c’est peut être un ami qui lui plantera un couteau dans le dos. »

C’était la philosophie de cette île. Ni plus, ni moins. Quoi qu’il en soit quand Se Jin se montre borné à propos de la vie et de la mort, du bien et du mal, Yuan ne cherche pas à la décourager ou à la détromper. En fait il est même d’accord. Ça peut sembler contradictoire avec son discours jusque là mais en fait ça restait cohérent : il trouvait dommage qu’on en soit rendu là.

« Une nécessité ne signifie pas que ce soit une bonne chose. »

L’être humain de base, sans parler du NEC en particulier, s’était révélé particulièrement doué lorsqu’il s’agissait de détruire au nom de la paix, du bonheur, de la richesse…

« Le malheur des uns à toujours fait le bonheur des autres. »

A des échelles différentes évidemment… Mais le monde allait ainsi. Elle réitère son envie de vivre en tout cas… Et yuan assure de manière presque paisible :

« C’est bien. C’est le bon état d’esprit. »

Pour survivre. Non seulement ça mais pour n’être pas un monstre une fois sortit d’ici. Parce que ça aussi ça devait être un objectif pour tout le monde. Pour tout le monde sauf lui évidemment. Et ça le tracassait forcément même s’il se refusait à céder à la nervosité. Mais si quelqu’un gagnait sur cette île, vu son rôle au sein de celle-ci c’est qu’il serait mort. C’était une pensée dérangeante… Il n’était pas un coeur de pierre, bien qu’il soit de nature froide. Sans doute que l’étreinte qu’il offrait à une jeune fille comme Se Jin en témoignait un peu pour lui. Un câlin ça ne rachète pas un croche-pied… Mais au moins ça lui venait d’une bonne intention.

Bref. La question qui suit peut sembler délicate. Celle à propos de son boulot. Yuan ne s’étendait pas sur le sujet mais il n’en faisait pas mystère non plus. De fait :

« J’étais volontaire pour venir sur cette île. Mon rôle à moi c’est que le jeu dure. »

Ça expliquait en partie que Se Jin n’ait jamais été une victime toute désignée pour lui, dès le départ. Son collier était d’une couleur qui la mettait à l’abri de la mort tant qu’elle se tenait tranquille et qu’il y avait assez de morts sur l’île pour qu’aucun collier n’explose au hasard.

Le chinois sent la jeune femme se tendre un peu dans ses bras mais il redemande le silence d’un « chut » qui ne souffrait pas vraiment la réplique. Toutefois il ajoute :

« Plus tard les questions. Une autre fois. »

Il répondrait et ferait éventuellement face à sa rancune, sa colère, sa tristesse ou son incompréhension si tel était son désire. Il ne manquait pas d’entraînement depuis qu’il était sur cette île. Mais pas là. Là il avait besoin de repos, elle aussi. Parce qu’une fois cette brève armistice terminée les prédateurs qui s’en étaient sortit indemnes feraient sûrement la chasse aux lapins encore boitillant…


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   Ven 27 Oct - 16:54

Le 11 juillet, 15h15,
A l’hôpital

La bienveillance est un état de grâce. C’est quelque chose de très beau à voir et à partager. A partager surtout et à nourrir. Aujourd’hui, partout dans le monde, trop peu de gens sont bienveillants et prêts à aider les autres. Il n’y a que l’égoïsme et la méchanceté. Toujours. Pourtant parfois, on peut trouver des gens qui aident les autres, pour le simple plaisir de le faire, sans rien attendre en retour. C’est are mais cela existe. Partout. Même ici. Mais ici les choses sont différentes. La moindre petite étincelle de bonté est noircie à jamais. Et si elle persiste alors on lui fait du mal. On la trahie pour l’éteindre à jamais. « Ce n'est pas tellement étonnant... Et en même temps on ne peut pas vraiment... leur en vouloir ». Nous faisons la même chose non ? Enfin moi parce que lui est différent. Nous faisons tous le même choix : survivre. Et cela se fait parfois au détriment des autres. Il ne faut pas se leurrer. Je le ferais aussi, peut-être un jour. Je ne suis pas sûre d’y être totalement prête mais si cela devait me permettre de survivre alors… Il poursuit même son raisonnement jusqu'à préciser un détail qui me fait froid dans le dos. « Mais... tuer ses amis c'est... c'est horrible ». C’est horrible. Mais c’est une réalité. C’est comme ça. C’est surement pour ça qu’il ne vaut mieux pas se faire d’amis ici. Des équipiers peut-être mais il ne vaut mieux pas s’attacher.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. J'ai toujours détesté cette phrase. Parce qu'elle est horrible. Comment peut-on profiter du malheur des autres de la sorte ? Mais moi aussi je l'ai fait. C'est la loi naturelle des choses, ici ou ailleurs c'est la même chose. Les maladies permettent de créer des médicaments. Pour tous les morts, de nombreux survivants pourront exister. Mais cela n'enlève pas la peine de ceux qui restent n'est-ce pas ? Alors je ne réponds rien. Parce que c'est comme ça et qu'il a raison. J’inspire péniblement. J’expire un peu, étouffant une énième quinte de toux. Je regarde les autres malades. La plupart dorment. Ils sont épuisés à bout de force. Et je me sens dans le même état : j’ai mal partout, chaque parcelle de mon corps est douloureuse, je découvre même des endroits dont j’ignorais l’existence. Comme ces petits muscles qui tiennent mes côtes à leurs places. Ils sont tellement tendus qu’ils me font mal. Je les sens dans mon thorax à chaque respiration. Comme un rappel à la dangereuse condition dans laquelle nous nous trouvons Yuan et moi. Sur cette corde, prêt à basculer dans le néant au moindre relâchement.

Finalement, il m'explique. Il me parle de lui, de son jeu. Les règles sont différentes pour lui. Il doit faire en sorte que le jeu dure. Autrement dit, il s'assure d'égaliser les équipes pour que nous passions plus de temps ici. Je ne comprends pas. Pourquoi pourrait-il vouloir cela ? Je suis en colère et je suis triste. Parce qu'il n'a pas été méchant avec moi et qu'il ne l'est toujours pas maintenant. Mais parce qu'il aide ceux qui nous ont envoyés ici. Je ne comprends pas. Ces deux choses ne semblent pas compatibles. Alors je me tends un peu, prête à le bombarder de questions et à essayer de comprendre ce que je ne comprends pas. Mais il coupe court à mes questions. Et dans le fond ce n'est pas si mal. Parce que je suis épuisée. J’ai passé trop de temps debout, trop de temps à lutter contre ma toux, à parler. Je me sens à bout de force. Lassée de tout ça. De la survie, de la lutte. Mais là, maintenant, je me sens moins seule. Tellement moins seule. Alors je me contente de dire : « Merci… ». Avant de sombrer dans un demi-sommeil.


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Fighting to survive in a war with the darkest horrors


Le monde change. Et nous sommes contraints de changer avec lui pour survivre. Peut-être que nous ne pourrons plus jamais nous regarder dans un miroir, mais si nous voulons avoir une chance de le faire, alors il faudra survivre. Et, je ne compte pas me laisser mourir.
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Zombie en approche ★ Yuan

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