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 Keep your fucking disease (+) Kanno Samran







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Âge : 17 ans.
Vague : #1.
Amour : Célibataire.

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Contenu du sac :
- Une miche de pain
- Une barre de céréales
- Deux à trois bouteilles d'eau (1L5)
- Une carte de l'île avec ses zones
- Une boussole
- Une lampe torche (avec piles)

- Un paquet de cigarettes
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- Une paire de baskets
- Un tee-shirt
- Une gourmette en or
- Un Iphone
- Un paquet de cookies chocolat
- Son livre de poche préféré
- Une médaille d'or de natation
- Son porte-feuilles

- Une veste de camouflage
- 3 bonbons à la menthe

- Une cloueuse à batterie

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   Mar 1 Aoû - 15:27

Le 10 Juillet à 09h05
L'entrée de l'hôpital

Rejoindre l'hôpital, il faut à tout prix que je rejoigne l'hôpital avant que mon collier ne se mette dans tous ses états. Je ne veux pas mourir à cause de tout ce mouvement, je ne peux pas mourir de cette façon alors que cela fait presque un mois que je tente de survivre du mieux que je le peux sur cette île maudite. Mon sac sur le dos, je cours le plus vite possible dans ce que j'espère être la bonne direction. De toute façon, je ne suis pas le seul à me rendre à l'hôpital. Tous les autres joueurs sortent de n'importe où et se ruent au même endroit que moi dans l'espoir d'y recevoir le vaccin tant promis. Moi, je n'aime pas les vaccins, mais je n'ai pas d'autres choix que de me mettre à l'abri dans l'établissement. Apparemment, ils vont nous offrir de bons repas... mais bon, moi, tout ce qui m'inquiète, c'est que je reste en bonne forme pour la suite de l'aventure.
J'enjambe un tronc couché, reprends ma course et remercie encore une fois les nombreux entraînements que j'ai fait à la natation. Depuis que je suis arrivé sur l'île, je ne cesse pas une seconde de penser à ma carrière qui, finalement, ne m'a pas porté tant de chance que cela. Parce que oui, si je suis aujourd'hui en train de cavaler en direction d'un satané hôpital à cause d'une maudite épidémie, c'est parce que j'ai été admis dans une excellente école en Corée et que le numéro de ma carte d'étudiante a été sorti. Rien que d'y penser, je commence à avoir mal à la tête et suis obligé de ralentir mon pas. J'espère que l'établissement n'est plus très loin car je ne crois pas avoir encore beaucoup de temps.
Finalement, je vois la silhouette de l'hôpital qui se dresse derrière les arbres et cela me redonne de l'espoir. Sauf que, apparemment, ce n'est pas le cas d'un autre garçon qui n'a clairement pas l'air en bonne forme derrière mois. Je l'entends tousser et j'imagine que s'il avait plus de temps pour rejoindre l'hôpital, il ne tenterait pas de s'y rendre aussi vite. Est-ce que je dois l'aider ou sauver ma peau ? Je ne veux pas être malade, ou attraper ce qu'il a pu attraper quoi que cela puisse être... mais je sais qu'en cet instant, nous sommes tous dans la même galère, que les meurtres sont interdits et que, par conséquent, j'aurais sans doute davantage de mérite à lui porter secours qu'à l'abandonner à son triste sort.

« Eh ! l'apostrophé-je, viens là, appuie-toi sur moi. »

Je m'approche de lui, refrénant une grimace de dégoût en ne voulant plus imaginer ce que son corps traverse comme phase en ce moment précis. D'un coup d'épaule, je rehausse son bras au-dessus de mon trapèze et chargé de cette manière, nous tâchons de faire de notre mieux pour atteindre l'hôpital qui se rapproche à nos yeux.

« Encore un petit effort », soufflé-je tandis que nous arrivons au niveau de l'entrée.

D'autres étudiants se précipitent autour de nous, mais je sais que nous sommes nous aussi tirés de cause. Enfin, au moins de la cause des colliers qui vont être déclenchés d'ici quelques minutes. Un pas, deux, trois... puis nous parvenons finalement à nous greffer à la vague qui nous entraîne dans l'établissement de santé. Une fois là, j'installe mon camarade au sol, près d'un mur et m'accroupis en face de lui, mais pas trop près non plus, pour lui permettre de reprendre son souffle.

« Est-ce que ça va aller ? »

Néanmoins, une grimace de dégoût n'échappe pas à l'expression de mon visage.
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► Un collier qui renferme le portrait de sa mère
► Une boîte d’antalgique (13)
► Une tenue de rechange
► Une peluche anti-stress
► Un peigne
► Une montre
► Trois pinces à cheveux
► Un imperméable de poche
► Du fil dentaire
► Un coupe ongles

► Une arbalète de poing avec 6 carreaux


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   Dim 6 Aoû - 18:10


Ce n’était pas un cauchemar. Ça, il l’avait bel et bien compris, avec le temps. Mais alors quoi ? En toute sincérité, cela ne lui apparaissait que comme une grossière blague. Une blague, oui. S’il existait réellement un dieu –dieu en lequel il n’avait jamais cru- celui-ci était définitivement  bien ironique. Ne s’était-il donc pas assez acharné sur lui ? Cela ne faisait même pas un mois qu’il se trouvait ici, mais il avait bel et bien cru perdre la vie à des dizaines de reprises, et ce sans compter toutes les fois durant lesquelles il avait lui-même cherché à le faire. Mais quand même. Pourquoi le destin s’acharnait-il sur lui avec tant de force ?
Cela faisait bien une dizaine de jours qu’étaient apparus les symptômes. Tout d’abord, cela n’avait été qu’une simple toux. Rien de bien alarmant. Il avait beau être en été, les nuits étaient pour le moins fraîches, surtout lorsqu’on ne disposait que d’un simple uniforme en toile légère qui, à force de péripéties, tombait en lambeaux. Enfin. Jusqu’ici, il avait pensé –naïvement, comme il finissait par en avoir l’habitude- que cela finirait par passer. Sauf que. Cela n’était pas passé. Loin de là. Les douleurs au niveau de son thorax s’étaient fait de plus en plus violentes, à l’instar des quintes de toux. Sous ces éprouvantes crises, le peu de bile qui se trouvait dans son estomac avait bien vite fini par remonter le long de son œsophage, lui brûlant la gorge. Et le goût prenant de l’acide n’avait plus quitté sa bouche depuis. Si se nourrir avait toujours été un véritable calvaire, cela se révélait à présent inutile : une fois ingurgitées, ses maigres réserves finissaient pas ressortir dans les heures suivantes. Inévitablement, il avait aussi perdu du poids. Il le voyait à ses côtes qui se dessinaient de plus en plus distinctement sous sa peau blême. Il n’osait même pas imaginer la tête qu’il devait avoir.
Au bout de plusieurs jours, il avait fini par perdre le fil. Totalement. Il se trouvait presque à ramper au sol, bien trop faible pour se tenir debout correctement. Tout devenait flou, tanguait autour de lui ; à croire que plus rien n’avait de réelle substance, pas même sa propre existence. Il se voyait mourir à toutes les crises qui agitaient son corps frêle, étranglant son souffle dans sa gorge. Il avait atteint le stade où le simple fait de respirer devenait un effort insurmontable. Les larmes qu’il avait versé sous l’horreur de sa situation avaient creuser des sillons humides sous ses yeux injectés de sang. Etait-ce donc sa fin ? Mourir de cette manière lui semblait tout bonnement atroce. C’en était presque humiliant. Entrer dans ce jeu pour finalement mourir d’une maladie si disgracieuse ? Celui qui tirait les ficelles de toute cette mascarade avait définitivement un goût des plus douteux.
Un espoir de salut se fit entendre au beau milieu de la nuit, alors qu’il était prostré au milieu de nulle part, étouffant ses violentes quintes de toux. Les paroles prononcées depuis les haut-parleurs s’étaient frayés un chemin confus jusqu’à son esprit ; il ne put en saisir que de faibles bribes. L’hôpital, neuf heures du matin, vaccin...obligatoirement. Il devait se rendre à l’hôpital s’il espérait encore vivre –s’il le souhaitait encore. Songer à ce lieu sinistre dans lequel il avait manqué d’y laisser la vie ne le rassurait que moyennement. Mais avait-il le choix ? En examinant sa carte, il réalisa qu’il était bien éloigné de la zone : il avait plutôt intérêt à s’y rendre dès à présent.

La traversée fut tout simplement abominable. Eprouvante. Samran du puiser dans ses dernières forces pour se traîner jusqu’à l’hôpital. Il voulait vivre. Enfin peut-être. Il ne savait pas, ne savait plus. Vivre ? Peut-être. Tout simplement ne pas mourir.
Il voyait déjà l’hôpital. Plus que quelques minutes avant l’heure dite, et il échappait à une mort certaine. Quelques minutes seulement. Certains joueurs semblaient dans le même état que lui, d’après le concert de toux qu’il pouvait entendre s’élever au dessus d’eux. Alors il n’était pas le seul, réalisait-il avec soulagement. Il s’agissait bel et bien d’une épidémie. Inévitablement, il en faisait les frais.  Ce n’était même plus étonnant, finissait-il par se dire. Alors qu’il manquait de tomber, plié en quatre par une forte toux, une voix lui fit faiblement relever les yeux, alors qu’il sentait qu’on lui attrapait le bras pour le soutenir. Il n’eut pas réellement le réflexe de répondre, trop secoué par sa crise pour pouvoir le faire. Il s’agrippa doucement à l’homme qui marchait à ses côtés jusqu’à l’hôpital. Lorsqu’ils furent enfin à l’intérieur, il ne put s’empêcher de soupirer avec soulagement. Ce lieu lui restait encore particulièrement sinistre, mais il se savait sorti d’affaire pour l’instant. L’autre étudiant le déposa contre un mur avant de s’asseoir non loin de lui. « Merci... » souffla-t-il avant de porter une main à ses lèvres, étouffant une toux. Il reprit sa respiration avec difficulté, faisant entrer de l’air dans ses poumons opprimés. A la question de l’autre étudiant, il ne put que percevoir l’air de dégoût qui passa sur son visage. Il était donc si amoché que cela ? ...et dire qu’avant tout cela, il était encore considéré comme quelqu’un d’agréable à regarder. Ironie, quand tu nous tiens. Il ne faisait que payer le prix, concéda-t-il avec amertume. Il baissa ses yeux noirs sur le sol carrelé, tentant de faire abstraction du bruit qui les entourait suite au passage de tous les étudiants. « Si ça va aller ?... » murmura-t-il, fiévreux. Un marqua un court silence. « Je ne sais pas » Cela restait un mystère. Enfin, au point où il en était... Samran ne savait pas à quoi s’attendre, ici. « Toi ? ...tu n’es pas malade ?... » demanda-t-il avec faiblesse, quand bien même la réponse semblait évidente.

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« MONSTERS ARE REAL, AND GHOSTS ARE REAL TOO. THEY LIVE INSIDE US, AND SOMETIMES, THEY WIN. »

― Stephen King

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   Lun 7 Aoû - 10:27

Je ne sais pas pourquoi je lui suis venu en aide, mais je sens que je vais très vite le regretter. D'accord, nous sommes parvenus jusqu'à l'hôpital ensemble, nous sommes plus ou moins en sécurité ici... Sauf que je trouve cela très étrange. Cette épidémie, ce garçon qui n'en peut plus, adossé contre le mur près de moi ; est-ce qu'il va mourir ? Même si je ne le connais pas, cela m'ennuierait vraiment qu'il tombe et qu'il ne se relève pas. Je n'aime pas faire les choses à moitié, alors même s'il me dégoûte avec force, je dois l'amener jusqu'à une salle où il aura son vaccin.

« Essaie quand même de ne pas mourir, ce serait bête maintenant qu'on est là, dis-je. Moi... Moi je crois que ça va. »

Enfin... si on omet le fait que j'ai assez chaud. Néanmoins, je préfère ne pas m'en préoccuper, me disant que c'est parce qu'on vient de courir pendant un moment. Mes mains sont moites quand j'en passe une dans ma chevelure, j'ai la bouche pâteuse et je sais que j'ai besoin de repos, mais sinon... je vais bien. Je vais très bien, et encore mieux quand je lance un regard noir en direction de mon interlocuteur qui n'a clairement pas l'air de se porter comme un charme. Abandonnant un soupir, je laisse mon regard se perdre dans cet endroit dans lequel nous avons atterri.
Personnellement, je n'ai rien contre les établissements de santé. Je n'ai jamais eu besoin de m'y rendre en-dehors des examens médicaux que j'ai du effectuer avant les concours de natation. L'odeur ne me déplaît pas particulièrement sans que j'en raffole pour autant et les blouses blanches ne m'effraient pas plus que certains joueurs qui peuplent désormais cette île. D'ailleurs, par la porte ouverte, d'autres étudiants se précipitent à l'intérieur, essoufflés ou non suivant les corpulences et les états. Combien sommes-nous dans cet Enfer ? J'ai déjà écumé une grande partie de la carte depuis mon arrivée il y a presque un mois de cela, mais je sais que je n'ai pas rencontré beaucoup de monde.
C'est la toux de mon camarade qui me fait revenir à l'instant présent. En peu de temps, je me redresse, faisant abstraction d'un léger mal de tête qui semble venir s'installer dans mon crâne.

« Tu peux te relever ? Il va falloir marcher un peu je pense. J'imagine qu'on doit rejoindre tous les autres... »

J'ai les mains balantes, n'ayant plus très envie d'en tendre une vers mon interlocuteur afin de lui venir davantage en aide. Il est là, en sécurité, alors il peut bien avancer et se débrouiller tout seul maintenant, non ? Très loin, quelque part, je ressens l'aura de ma grande-soeur, ses yeux froids et autoritaires qui me disent d'arrêter d'être aussi idiot. Et puis, il est vrai que j'aime venir au bout de mes actions. Dépité, je finis donc par m'accroupir face au brun.

« Je m'appelle Makoto, Myoujin Makoto, et toi ? Je vais t'amener dans la salle d'attente pour le vaccin. »

Je dis ça d'un ton détaché tout en tachant de lui offrir un sourire pour me rattraper malgré tout. Si ma sœur avait été là, je me serais pris un bon coup sur la tête avec quelques remarques... Mais elle n'est pas là. Je suis tout seul et j'ai du apprendre à l'être encore plus en survivant déjà un bon mois sur cette île maudite. Ce plateau de jeu me répugne, je me répugne moi-même d'avoir pris part à cette boucherie, mais est-ce une bonne raison pour que ce soit mon interlocuteur qui en paye le prix ? Je ne me reconnais plus, clairement, je poursuis mon avenir sans trop savoir si je serais l'un des derniers à rester en vie et à avoir la chance de retourner chez moi. Oui, c'est ma sœur qui a raison ; je dois arrêté d'être aussi idiot.
Je fais donc de mon mieux pour réprimer une nouvelle grimace et plutôt tendre une main au garçon mal en point. Je suis fort, courageux, et cette énième épreuve qui se présente à moi, je peux la surmonter malgré toute la répulsion que la maladie peinte sur son visage m'inspire.
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   Mar 8 Aoû - 22:59


Les mots de l’autre jeune homme lui parvenaient comme à travers un filtre. Etait-il tellement atteint par sa maladie qu’il entendait mal ? Tout semblait bien loin. Confus. « Essayer de ne pas mourir » ? Très bonne réflexion. Mais pas sûr qu’elle soit réellement adaptée à Samran. A dire vrai, les fois où il avait tenté de mourir étaient bien plus nombreuses que celles où il s’était démené pour survivre. S’il était encore en vie, actuellement, ce n’était que grâce à sa lâcheté extrême qui le pousser à aller se réfugier là où personne ne pourrait jamais le trouver. Et aussi grâce à ceux qui l’avaient protégé, comme cet homme, Hiro, à qui il devait clairement la vie. C’était d’ailleurs bel et bien ici qu’il avait failli y laisser la vie. Dans cet hôpital. Il frissonna malgré lui, parfaitement conscient que ce n’était pas dû à son état maladif. Il se rappelait très bien de ce soir où il s’était senti partir. Où, comme d’habitude, il s’était laissé aller à la partie la plus exécrable de son être. Enfin. Il préféra laisser cette pensée de côté, se concentrant pour rendre son regard à son interlocuteur. Il ne comprenait même pas pourquoi celui-ci se donnait tant de peine pour l’aider. Vu l’expression incontrôlée qui apparaissait de temps à autre sur son visage délicat, il comprenait bien que rester à ses côtés ne lui était pas véritablement une partie de plaisir. Mais alors quoi ? Il ne parvenait à comprendre. Le Nippo-thaïlandais eu un faible sourire, presque dépité. « C’est une chose assez difficile...ce que tu me demandes là » articula-t-il après être interrompu à plusieurs reprises par sa toux. Et son vis-à-vis ne pouvait même pas savoir à quel point il pensait réellement ces mots. Comme à chaque instant de son existence, Samran était poussé par deux extrêmes. Il désirait et vivre et mourir, rien de moins que les deux à la fois. Curieux mélange ; admirable paradoxe. Lui-même ne parvenait plus à se cerner réellement. Déraillait-il complètement ? C’était à se demander, depuis qu’il avait mis les pieds de force sur cette fichue île.
Il secoua bien faiblement la tête en entendant la suite de ses paroles. Se lever, marcher ? ...il venait à peine de se poser, et cela lui faisait un bien fou. Assis de la sorte, il avait l’impression –peut-être fictive- qu’il respirait un peu plus facilement. Ses sourcils sombres froncés, il regarde l’autre étudiant qui se tient en face de lui. Ce dernier semblait pour le moins indécis, sans que Samran ne sache réellement pourquoi. Peut-être comptait-il le laisser ici, finalement ? C’était la démarche la plus logique à suivre. Il ne comprenait d’ailleurs même pas pourquoi il l’avait aidé, en premier lieu. Peut-être parce qu’il lui faisait pitié ?... C’était possible, effectivement. Mais cette idée ne le dérangeait pas le moins du monde. Il faisait pitié, il en était parfaitement conscient. Il se moquait royalement d’attiser ce genre de sentiments chez les autres. Depuis le début, il avait renoncé à faire preuve d’un minimum de dignité ; il l’avait déjà montré auparavant. Le jeune homme reste silencieux un court instant, avant de finalement relever ses yeux obsidiennes vers celui qui lui faisait face. « ...je dois vraiment me lever ? » Tout était plus ou moins dit dans une phrase. Il n’en avait pas envie. Car oui, il se permettait d’agir comme un enfant, même dans une pareille situation. Son état était tel qu’il n’avait même plus envie de se forcer. A force de tousser, il avait l’impression que sa tête allait finir par exploser, cela faisait un mal de chien.
Puis l’étudiant s’accroupit face à lui, fait un sourire. Maladroit. Samran avait beau ne pas être très ingénieux, il conservait malgré tout un semblant d’intuition. Et celle-ci lui criait que le jeune homme agissait de la sorte comme en dépit de sa volonté. Il cherchait à accomplir une bonne action dans sa journée, peut-être ?... Il regarde le dénommé Makoto avant de baisser les yeux. Ce n’était pas souvent qu’on apprenait le nom de quelqu’un, ici. D’ordinaire, lorsqu’il entendait des noms, ceux-ci étaient prononcés depuis les haut-parleurs présents au quatre coins de l’île. Et cela ne représentait rien de bon. « Kanno Samran » souffla-t-il après toutes les difficultés du monde à récupérer sa voix cassée par sa forte toux. Ses yeux se portèrent sur la main qu’il finit par lui tendre, puis remontèrent vers son visage. C’était bien ce qu’il pensait. Prenant une grande inspiration, il pencha faiblement la tête sur le côté, l’observant par dessous quelques mèches de cheveux obscurs qui lui tombaient devant les yeux. « ...tu n’es pas obligé de te forcer... » Il marqua une courte pause, stabilisant sa respiration qui s’emballait une nouvelle fois. « Je peux comprendre que tu aies peur d’attraper...ce que j’ai » Ce qu’il avait, oui. Quelle charmante façon de résumer la chose. Lui-même était incapable de définir cette maladie qui, d’après ce qu’il avait pu voir, était très virulente. Il plaqua douloureusement une main contre ses lèvres pour étouffer un nouveau soubresaut. Clairement, il pouvait comprendre que l’autre soit plus ou moins réticent à l’idée de le toucher. C’était normal, après tout. Du moins tout autant qu’une chose pouvait l’être sur cette île.

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   Mer 9 Aoû - 22:44


C'est difficile... d'essayer de ne pas mourir ? A ces propos, je fronce les sourcils et mords ma lèvre inférieure pour renfouir une mauvaise parole envers mon interlocuteur souffrant. S'il veut quelque chose de difficile, je peux lui en donner moi, et plusieurs. Clairement, je lui ai dit de ne pas mourir pour lui donner une bonne raison de se battre et de se rendre compte qu'il est très mal en point. Je l'ai aidé jusqu'à présent, il ne peut pas mourir là, à l'entrée de cet hôpital où tous les soins sont réunis pour qu'il se remette sur ses pieds. Je fais de mon mieux pour conserver tout cela en moi et je réussis à me relever pour venir m'accroupir en face de ce jeune homme. Je le fixe un moment, je regarde ses cheveux sombres qui lui tombent sur le visage et je vois qu'il ne fait rien pour les repousser.

« Oui, tu dois te lever, dis-je assez autoritaire. Tu vas pas rester à pourrir dans ce couloir. »

C'est franc, direct, méchant ? Je ne sais pas. Je ne suis pas réputé pour conserver les propos pour moi. Je finis par me présenter malgré tout et j'apprends aussi le nom de mon interlocuteur. Samran. C'est de quelle origine, ça ? Je l'ignore, mais en y réfléchissant bien, je n'ai pas envie de le savoir. Je m'en fiche. Je vais juste l'aider à se relever pour l'amener dans la salle d'attente et cela va s'arrêter à ça. J'aurais fait ce que j'avais à faire et nous ne nous reverrions plus jamais. C'est assez simple dit comme ça, mais est-ce que ce le sera tout autant dans les faits ?
Samran a l'air fatigué, épuisé, mais j'ai l'impression que ce n'est pas à cause de sa maladie. Je ne le connais pas, il me répugne et ne me donne pas envie d'apprendre à le connaître, mais je vois bien qu'il est mal à l'aise avec moi et encore plus avec lui-même. Je ne sais pas ce qu'il a pu vivre avant le débarquement, mais cette île peut être une bonne raison de se battre, non ? On lui offre une seconde chance, pourquoi est-ce qu'il ne la saisit pas ? Il m'agace tellement. Je ne parviens plus à le cacher tant je me sens bouillonner. En plus, j'ai de plus en plus chaud !

« T'as l'air ridicule ! Tu t'es regardé ! Oui t'es malade, mais ne te laisse pas démonter comme ça ! Tu me dégoûtes à rester avachi là... »

Je ne sais même pas quoi lui dire. A la place, je préfère me relever et regarder à travers la fenêtre quelques instants, quelques secondes qui semblent durer des heures à mon goût. Samran n'a pas bougé d'un centimètre, à croire que mes mots ne l'atteigne même pas dans son petit monde pathétique. Je soupire, secoue un peu mon tee-shirt comme pour chercher un peu plus d'air, mais toute cette situation m'agace et c'est pour cela que je me penche pour attraper assez sèchement le bras de mon interlocuteur.

« Lève-toi ! Lève-toi bon sang ! Tu empestes la mort et tu ne ressembles plus à rien. Lève-toi, on va dans la salle d'attente pour ton vaccin. »

Je continue de le tirer par le bras, me faisant peut-être un peu trop insistant, mais il est temps qu'il prenne conscience de ce qui est en train d'arriver. L'épidémie ne va pas attendre, elle va l'emporter et j'ai bien l'impression aussi qu'il m'a refilé cette fichue maladie...
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   Sam 19 Aoû - 21:45


L’autre jeune homme le regarda un instant. Un peu durement. Réaction normale, pensa-t-il fébrilement. On finissait toujours pas le regarder avec cet air là, alors qu’il baissait les bras. C’était particulièrement désagréable. Mais il y faisait abstraction. Il avait pris l’habitude ; preuve de quoi, on s’habituait à tout. Depuis qu’il se trouvait ici, les regards admiratifs s’étaient métamorphosés en regards dédaigneux. On le méprisait pour sa faiblesse, certainement plus mentale que physique. C’était malheureux. Mais il s’en moquait. Après tout, Samran n’était pas un de ces étudiants à la volonté de fer. Il n’était pas extraordinaire. Simplement humain. Misérablement humain. Et il l’assumait, plus ou moins.
Ses yeux noirs se baissèrent un instant vers le sol, plus rêveurs que songeurs. Ses idées devenaient confuses. Peut-être à cause de son extrême fatigue ? La maladie qui le dévorait voracement puisait dans ses maigres ressources. Il n’avait rien mangé depuis des jours et cela, vraisemblablement, se faisait ressentir. Il ne parvenait même plus réellement à organiser le cours de ses pensées. Le marasme quotidien dans lequel il était plongé n’avait jamais arrangé cela, mais la maladie semblait l’achever. Ironique. A croire que rien ne pouvait jamais vraiment se dérouler d’une façon correcte l’espace d’un court intervalle de temps. C’était comme si, à force d’accumuler les pensées négatives, il attirait le négatif à lui. Une camarade de lycée, un peu trop perchée à son goût, ne faisait que rabâcher ça à longueur de journée. Peut-être avait-elle raison, se surprit-il à penser plus que brièvement, tête inclinée vers le bas.
Il perçut les paroles vibrantes de colère de Makoto, sans les entendre réellement. Il pouvait toujours s’énerver contre lui, dans son état actuel il n’y était que bien peu sensible. Dans une autre circonstance, il n’aurait pas été étonnant de le voir fondre en larmes, mais il n’avait même plus la lucidité nécessaire à cela pour le moment. Le Nippo-thaïlandais était totalement amorphe. La seule chose qui le fit revenir à la réalité fut la violente quinte de toux que le secoua, faisant exploser une douleur insupportable dans ses poumons endoloris. Il battit plusieurs fois des cils, sentant les larmes monter par automatisme sous les picotements qui viennent tirailler sa gorge sèche. Finalement, Samran releva son regard humide vers le Japonais qui regardait quelques instants par la fenêtre. Comme il avait vaguement pu le sentir, il était en colère ? Restait encore à savoir pourquoi il l’était autant. Il ne comprenait même pas pourquoi il se donnait tant de mal avec lui alors que, visiblement, il paraissait ne même pas pouvoir supporter sa vue. Enfin, le jeune homme n’était pas franchement curieux à ce propos. Il y pensait, simplement.
Lorsque l’autre étudiant reporta son attention sur lui, ce fut pour le prendre sans douceur par le bras, lui intimant de se lever avec force et autorité. Sous la brutalité de ses gestes, Samran ne put que le suivre, malgré lui. Il grimaça cependant. « Tu me fais mal... » trouva-t-il simplement le courage de répondre, alors que sa poigne dégageait un anneau de douleur sur sa peau. Il avait mal, oui. Et, plus que tout, le Nippo-thaïlandais détestait la douleur. Son corps le faisait souffrir atrocement., ne formant plus qu’un immense point de douleur. Il serra la mâchoire, le jeune homme ne s’adoucissant pas pour autant. « Makoto, s’il te plaît... » Il voulait simplement qu’il desserre un peu sa poigne. Oui, il allait se faire vacciner puisqu’il n’avait pas véritablement le choix, mais la façon de faire de l’autre joueur ne lui plaisait pas trop. Pourquoi était-il si autoritaire ?... En traversant les couloirs investis par de nombreux étudiants, ils passèrent devant une allée vitrée. En voyant son propre reflet sur la surface polie du verre, Samran sursauta malgré lui. Il avait cru voir un fantôme. « ...c’est vraiment moi ?... » demanda-t-il d’une voix étranglée par une nouvelle toux. Il comprenait un peu mieux pourquoi est-ce que Makoto était si catégorique quant au fait qu’il se ressaisisse ...

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   Dim 17 Sep - 11:23

J'ai l'impression que mon crâne va finir par exploser. Est-ce que c'est sous le coup de mon immense colère vis-à-vis de Samran ou bien plutôt parce qu'il m'a refilé sa maladie ? A cette pensée, je serre mes poings le long de mon corps. Je ne peux pas mourir, pas là, pas ici, pas comme ça à cause de cette personne que j'essaie de sauver sans bien même savoir pour quelle stupide raison. Il est si faible, si avachi sur lui-même et dans la complaisance surréaliste de son mal-être que je sais que je ne peux rien faire pour lui - excepté mal lui parler, lui dire ses quatre vérités. Je sais bien que ce n'est peut-être pas ce qu'il a besoin d'entendre aujourd'hui pour se redresser et me suivre dans les couloirs, mais c'est l'unique façon de faire que j'ai réussi à trouver. Je ne suis pas du genre à m'asseoir à ses côtés pour pleurer sur notre sort et imaginer que tout irait mieux sans rien faire. Je me suis toujours battu pour mes rêves depuis des années et ce n'est pas cette île qui va me faire changer d'opinion ou de façon de faire.
C'est pour ça que, assez violemment j'en conviens, je tire sur le bras de mon interlocuteur, agacé et par son comportement et par mon mal de tête qui a l'air de s'accentuer un peu plus à chaque pas que je fais. Je me fiche de l'entendre gémir à ma suite que je lui fais mal car je sais très bien que ce n'est pas fait de manière intentionnelle. Est-ce que je lui fais vraiment mal ou bien est-ce du à sa faiblesse qu'il ressent la douleur de façon multipliée ? Je racle ma gorge tandis que nous nous frayons tant bien que mal un chemin à travers les couloirs de l'hôpital. Je ne sais pas où se trouve la salle d'attente pour recevoir son vaccin alors on avance un peu à l'aveugle jusqu'à ce que Samran finisse par voir son reflet à travers une fenêtre. A ce moment, je soupire et le relâche enfin.

« Oui, c'est toi », fais-je simplement sans rien ajouter de plus.

Croisant les bras sur ma poitrine, je le laisse quelques secondes pour interpeller un soigneur à la blouse blanche qui passe dans le coin. Il m'indique le chemin que nous devons emprunter pour nous rendre à la salle recherchée et que nous ferions mieux de nous dépêcher. Il a dit cela en jetant un coup d'oeil par-dessus mon épaule vers Samran qui semble être de plus en plus mal en point. Je l'aurais bien remercié, mais je sais qu'après cette épidémie, on retournera tous dehors. Ils nous soignent pour mieux nous remettre en patûre. Je hausse donc simplement les épaules avant de retourner auprès de mon interlocuteur pour lui dire que j'ai trouvé la route à suivre.

« Viens avec moi, il faut suivre le couloir, prendre à droite et ce sera la première porte. Dépêchons-nous. »

Cette fois, je ne le touche pas et me contente d'avancer en premier, jetant un regard en arrière de temps en temps. Nous arrivons quelques minutes plus tard à notre but et je réussis à dénicher une chaise libre pour Samran qui débarque derrière moi. Je lui fais un signe pour qu'il s'installe là.

« J'ai vu qu'ils distribuent de l'eau et des trucs à manger, attends-moi là. »

Je pars sans lui en laisser le choix pour revenir quelques minutes à peine ensuite, un verre d'eau pour lui et des gâteaux secs en main. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est mieux que rien étant donné que l'on trime tous les jours pour dénicher de quoi manger sur l'île. Je lui tends donc le tout, mes pupilles fixées sur sa personne pour être sûr qu'il reprenne un peu de force en attendant son vaccin.
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   Ven 22 Sep - 19:59


Les souvenirs des années passées revenaient le hanter avec une amertume particulièrement douloureuse. Il constatait le changement, s’y retrouvait confronté quand bien même il aurait voulu fermer les yeux là dessus. Il n’était pas celui qu’il avait cru être pendant une très longue période : ne se reconnaissait pas. Mais au fond, qui était-il réellement ? Qu’était-il, en son for intérieur ? Rien de plus, rien de moins qu’un lâche. Quelqu’un de pitoyable. Il le savait, voulait pourtant l’ignorer. Mais le reflet qu’il distinguait devant lui était criant d’une vérité qu’il n’avait même plus la force de daigner. Un frisson d’effrois descendu le long de son échine. Il ne voulait pas croire qu’il était si laid : pas lui. Son visage s’était creusé , il avait maigri. Et sa peau...d’une blancheur cadavérique, elle semblait avoir la texture d’un parchemin, rugueuse, abimée. Ses yeux paraissaient subitement plus gros sur ce visage chétif ; brillant de fièvre, une auréole rouge cernant ses paupières. Même ses cheveux semblaient avoir perdu de leur éclat. Les mots de Makoto étaient d’ailleurs sans appel. Oui : il s’agissait bel et bien de lui. Et il n’y avait pas à tergiverser, il était à bout. Son corps montrait déjà ses propres limites. Les ignorer aurait été fatal.
Une nouvelle quinte de toux l’arracha à sa contemplation. Sa gorge et ses poumons étaient en feu, il avait l’impression de sentir sa poitrine exploser à chacune de ses inspirations. A croire que se voir dans un tel état ne faisait qu’empirer sa condition. En prenant conscience de la gravité de celle-ci, une charge de plomb était subitement tombée sur son moral. Respirer devenait de plus en plus difficile, faisant accélérer ses pulsion cardiaques. Ne pas s’évanouir. Ne pas vomir. Essayer de garder la tête droite, ne pas flancher...tant de pensées qui finissaient peu à peu par s’estomper dans la brume qui gagnait doucement son esprit. Ce n’était pourtant pas le moment de faire une crise, surtout pas dans ce couloir bondé d’étudiants tout aussi mal en point que lui, dans cet hôpital où il avait déjà cru y perdre une fois la vie. Il fallait prendre sur soi. Essayer, encore une fois.
Des points noirs commençaient déjà à danser devant ses yeux lorsque l’autre jeune homme revint à ses côtés. Il n’avait même pas réalisé son absence alors qu’il était allé voir un médecin. Cette fois-ci, il ne le toucha pas, et Samran en fut tout autant soulagé que perturbé. Le suivre se révélait être plus difficile qu’il ne l’aurait cru. Le suivre dans les dédales de couloirs n’était pas forcément une chose aisée, surtout lorsqu’il se faisait bousculer par les autres joueurs, certains tout aussi affaiblis que lui et d’autres étrangement bien portant. Il se contentait de baisser la tête, s’appliquant à ne pas croiser les regards tantôt remplis de pitié ou de mépris qui se posaient sur lui. Mains tremblantes plaquées contre ses lèvres blêmes, il tentait d’étouffer maladroitement les toussotements qui montaient douloureusement dans sa gorge irritée. Quelle situation étrange...d’ordinaire, il fallait se cacher des autres pour survivre –c’était tout au moins la technique qu’il adoptait. Mais aujourd’hui...tous se retrouvaient confinés dans cet horrible bâtiment, se regardant les uns les autres en véritables chiens de faïence.
A son grand soulagement, ils finirent enfin par s’arrêter devant l’endroit qu’ils cherchaient. Makoto lui sortit une chaise d’il ne savait trop où, l’invitant à s’y asseoir. Il hocha la tête avec une certaine gratitude, se laissant tomber de tout son poids. Ses jambes, frêles, ne parvenaient même plus à soulever toute sa masse. Le Japonais disparut soudainement, prononçant quelques mots qu’il ne comprit pas bien, trop fatigué pour se concentrer sur la langue. Celui-ci revint pourtant bien vite, bras chargés de vivres et lui tendant un verre d’eau. Samran hésita quelques secondes, avant de se décider à prendre le verre. « Merci ?... » Le liquide froid qui passa dans sa gorge lui fit un bien fou. Néanmoins, il vint immédiatement raviver l’irritation qui s’était un peu estompée. « Et toi ? Tu ne manges rien ?... » demanda-t-il alors qu’il tenait les biscuits entre ses mains, n’osant pas les toucher plus. Il avait faim ; évidemment qu’il avait faim. Cependant, il ne se sentait pas d’humeur à manger, surtout lorsqu’on braquait un tel regard sur lui.

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   Dim 24 Sep - 13:12


Quand on arrive dans la salle d'attente, mon coeur ne manque pas de faire un énorme saut dans ma poitrine. Combien de joueurs sommes-nous sur cette île maudite ? Combien de personnes ont-elles été envoyées en pâture dans ce jeu meurtrier grandeur nature ? Je les observe, tous, d'un oeil parfois plus inquisiteur sur l'un ou l'autre. Des filles, des garçons, d'âge et d'origines apparemment toutes différentes. Certains sont aussi malades que Samran à qui j'ai déniché une chaise, d'autres ne se portent pas plus mal que moi. C'est assez étonnant, assez impressionnant et je pense qu'être venu accompagné, même de cette personne répugnante que je ne porte pas dans mon coeur, me permets de me montrer fort et de ne pas partir m'enfermer quelque part pour pleurer. D'ordinaire, je ne suis pas comme ça, mais j'ai l'impression de défaillir, de me sentir tout petit et frêle face à d'autres joueurs. A ce moment-là, mon envie de vivre s'envole en fumée tant je pense que je n'ai pas la moindre chance de rentrer chez moi, vivant, dans les prochains jours.
Alors je suis allé chercher de quoi boire et se restaurer à Samran, ne prenant rien pour moi dans un premier temps. L'appétit m'est coupé et je n'ai pas envie de rester plus longtemps dans cette pièce où il y a beaucoup trop de monde. J'ai mal à l'âme en repensant à tout ce que j'ai laissé derrière moi, à ma famille et mes amis, à mes études et à tout ce que je ne vais probablement pas revoir. D'un naturel plutôt optimiste, je perds cela - à croire que c'est la fadeur de mon vis-à-vis qui a fini par déteindre sur moi. Mais je me rappelle qu'il est là et que je ne peux pas me permettre de perdre la face devant lui. Je suis plus fort que ça, c'est ce que je me répète depuis que j'ai atterri ici, il y a presque un mois de cela.

« Non, fais-je simplement en espérant que mes émotions ne transparaissent pas dans ma voix, je mangerais plus tard. »

Un léger mouvement de foule a lieu quelques secondes après. Des étudiants sortent d'une autre pièce où ils ont probablement du recevoir le vaccin tandis que d'autres avancent à leur tour. Moi... Moi je ne peux pas demeurer une seule seconde ici. Que va-t-il m'arriver ? Est-ce que ce vaccin est vraiment efficace ? Qu'est-ce qui ne me prouve pas que je ne vais pas m'effondrer en le recevant ? Je dois me calmer. C'est à cause de cette épidémie, de cette maudite fièvre que Samran m'a refilé que je suis en train de perdre les pédales. Je ne peux pas me le permettre. Non, je me le refuse.
J'abandonne un soupire, passe une main dans mes cheveux puis je décide de quitter la pièce. C'est le mieux que je puisse faire dans l'immédiat, avant de revenir et de subir cette piqûre à mon tour.

« Reste là, je dois retrouver quelqu'un », lâché-je simplement au malade que j'ai tiré jusqu'ici sans plus savoir pour quelle raison à présent.

Lui souhaiter bon courage aurait été hypocrite de ma part alors je préfère simplement le laisser à son triste sort et penser qu'on ne se reverra probablement plus jamais. Il n'a pas de compte à me rendre et moi, j'ai fait ce que ma sœur m'aurait conseillé de faire. Je pars donc sans me retourner sur le mensonge que je lui ai servi dans l'espoir de trouver les toilettes. A peine y suis-je que je sens mon estomac se surélever et ma gorge brûler quand je vomis dans la cuvette.
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Keep your fucking disease (+) Kanno Samran

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