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 Don't get too close, it's dark inside ★ Dewei







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★ Une bouteille d'eau (50cL)
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   Ven 30 Juin - 22:35

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Le choc est violent. Presque terrible. Je suis projetée au sol et je reste un instant sonnée, presque déboussolée. Sonnée. Un instant je me retrouve à me demander où je suis et comment je suis arrivée là. Petit à petit je rassemble les morceaux. Je viens de l’ancienne scierie. J’ai passé plusieurs heures cachées là-bas après avoir rencontré Hua Feng. Terrifiée. A me sentir tellement faible, tellement pathétique. Incapable de me défendre, de me battre. Je me suis sentie tellement démunie. Vraiment démunie. Je suis restée là, cachée, immobile, presque morte. A pleurer sur mon sort. Encore et encore. Puis, j’ai fermé les yeux et j’ai écouté. Le vent souffler dehors, s’insufflant dans les couloirs, créant des sifflements stridents angoissants. Je me suis demandée qui pouvait vivre ici avant que tout ne soit laissé à l’abandon, avant que tout ne soit déserté et racheté par notre gouvernement.  Je me suis demandée si les gens qui étaient ici avaient choisi de partir ou si on les y avait poussés. S’ils étaient toujours vivants à profiter de la vie quelque part ? Peut-être bien qu’ils nous l’ont expliqué, peut-être bien que je l’ai su, que je l’ai entendu et que je n’ai pas écouté, que j’étais trop choquée pour m’en souvenir. Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Peut-être qu’à a un moment donné, j’ai choisi d’oublier certaines choses. D’oublier le goût du thé, d’oublier le goût des fruits, l’odeur du restaurant du coin de la rue. Le confort de mon lit. La chaleur d’un bon bain. Parce que cela me semble si loin. Inaccessible à présent. Comme si je ne pourrais jamais en profiter de nouveau. Parce que les probabilités pour moi semblent plus importantes de simplement mourir que de réussir à survivre. Mais je n’ai pas réussi à accepter. Je n’ai pas réussi à rester là, à attendre la fin, ou que quelqu’un me trouve. J’ai terminé ma miche de pain et une de mes bouteilles d’eau. Puis, j’ai décidé de sortir de mon trou. Et j’ai bougé. De toute façon j’ai fini par l’être à cause de ce roulement de zone interdite. Mais l’avantage d’être dans la zone qui va l’être c’est qu’on sait quand doit partir. Cela suppose malheureusement d’être très attentif et de pouvoir entendre ou d’avoir bien noté. Cela suppose bien entendu d’être sûr d’être bien cachée pour être sûr de ne pas se faire tuer. Mais ça, c’est toujours difficile à évaluer et totalement incontrôlable.

J’ai quitté la scierie et je me suis enfoncée rapidement mais discrètement vers la forêt pour y entrer et essayer de trouver quelque chose à manger. Des racines peut-être ? Des pissenlits ? Ou des baies, des fruits. N’importe quoi qui me permettrait de tenir une journée de plus. Dans le fond, je crois que j’ai peur d’aller en ville. Il semble plus probable pour moi de trouver quelque chose à manger là-bas, mais je ne suis pas encore prête. Alors pour le moment, je me suis contentée de la forêt. Sauf que j’y ai fait une rencontre. Une mauvaise rencontre. Un garçon, de toute évidence plus jeune mais beaucoup plus agressif. Enfin, c’est l’impression que j’ai eue. J’ai paniqué, j’ai manqué de trébucher et de tomber. J’ai trouvé des pierres à jeter, puis des branches et finalement il est tombé, à moitié assommé. J’ai voulu fuir alors il m’a attrapé. Donc j’ai frappé. Encore et encore. Avec une branche. Jusqu’à ce qu’il me lâche. J’ai pensé qu’il était juste assommé mais en réalité, il était mort. Mort. Par ma faute.

J’allais partir, mais j’ai fouillé dans son sac. Je n’ai trouvé qu’une arme. Une arme et des balles. Un miracle. Un réel miracle. L’occasion pour moi de pouvoir enfin me protéger. Je l’ai précieusement glissé dans la poche de mon blouson puis j’ai quitté les lieux, rapidement. Peut-être trop, parce qu’en courant j’ai percuté quelqu’un. Voilà comment je me retrouve là, par terre, devant quelqu’un. Décidément, je tombe souvent par terre en ce moment, je me redresse vivement et mon premier réflexe est de me cacher derrière un arbre avant de bafouiller : « Je suis désolée… Je ne regardais pas où j’allais… ». Je viens de tuer quelqu’un. Je suis encore choquée, honteuse. Je ressens une profonde culpabilité, une profonde horreur. Je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai eu peur, peur qu’il me fasse du mal, alors j’ai frappé la première. Avec tant de haine, tant d’acharnement. Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Comment puis-je simplement assumer de faire ça ? Comment pourrais-je seulement recommencer ? Toute cette haine. Était-ce vraiment moi ? « Je vais m’en aller… Je ne veux pas te faire de mal et je ne veux pas d’ennuis… ».

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Le monde change. Et nous sommes contraints de changer avec lui pour survivre. Peut-être que nous ne pourrons plus jamais nous regarder dans un miroir, mais si nous voulons avoir une chance de le faire, alors il faudra survivre. Et, je ne compte pas me laisser mourir.
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   Ven 7 Juil - 0:43

Le soleil est déjà haut dans le ciel à cette heure, et c’était la première fois depuis deux jours que Dewei descendait de son arbre en journée pour se dégourdir les pattes. En général, il préférait de loin rester dans les feuillages en journée, pour observer les gens passer, voir même se courir après dans le but de s’entre-tuer. Et redescendre le soir, voir la nuit, lorsque les âmes semblent s’être endormies. Il y avait moins de risque, et l’air est bien plus frais. Mais là, il en avait marre de ne rien faire, et il se rendait bien compte qu’il ne pourrait pas rester ici toute sa vie. Il n’était cependant pas très chaud à l’idée de tomber sur quelqu’un.

Il se promenait à travers les arbres de la forêt, regardant autour de lui que personne ne l’observe, voir même ne l’épie. Il n’était vraiment pas à l’aise dans cette situation, car ça allait à l’encontre de toutes ses valeurs et croyance. Il savait pertinemment que si quelqu’un venait l’attaquer, il devait se défendre pour rester en vie, mais il n’avait vraiment pas envie de finir sa vie à 19 ans. Mais il savait aussi qu’il ne rentrerait jamais chez lui, et qu’il ne verrait sans doute pas ses 20 ans… Cercle vicieux à souhait. Il s’en voulait de ne pas avoir écouté ses parents ; il serait encore chez lui en ce moment.

Sortant machinalement la bouteille d’eau déjà à demi-vide de son sac, il observait le ciel d’un bleu clair. Ce n’était pas désagréable comme météo. Cette île devait être même assez cool lorsqu’elle était encore habitée. Il avait même vu une jolie fille trainée dans le coin, et il trouvait ça dommage de trouver ce genre de nana ici, dans un coin perdu, où personne ne risque de les séduire, mais bien de les égorger. S’il la revoyait, il lui proposerait sans doute de passer un moment avec elle ; c’est toujours mieux de s’ennuyer à deux. Et peut-être qu’ils pourraient faire en sorte de s’entraider dans cet enfer.

Secouant son visage pour pouvoir se retirer cette pensée de la tête –Parce qu’il n’oserait jamais aborder une fille ici, déjà qu’il avait du mal à en aborder sur le continent–, il s’apprêtait à boire avant d’être violemment percuté. Une espèce de cyclone femelle venait de faire tomber sa bouteille d’eau au sol. Elle était maintenant vide. Et elle lui avait fait mal en plus ! Elle s’était cassé la figure un peu plus loin, paniquée au possible. Qu’est-ce qui pouvait bien l’effrayer à ce point ? Elle s’excuse platement et lui dit qu’elle ne veut pas lui faire de mal, et qu’elle veut s’en aller. S’en aller comme ça ? Ah non. « Euh… Salut ? » Il se frottait le torse avant de ramasser la bouteille vide qui gisait au sol, un peu déçu. « C’est pas grave, ça peut arriver aussi dans la vie normale hein. » il tente un sourire, pour essayer de la détendre. Il ne voulait pas lui faire de mal, et elle était bien trop paniquée pour qu’il tente de s’approcher ; elle se serait sans doute jeter sur lui. « Je m’appelle Dewei, et toi ? Je sais pas trop ce qui a pu te mettre dans cet état, mais tu devrais te calmer un peu, ce n’est pas bon d’être aussi … Stressée ? » Non, ce n’était pas du stresse. Mais ce n’était pas non plus de l’énervement. « Je te promets que je ne te ferais rien, je ne veux pas tuer qui que ce soit… »

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Il y a un temps pour combattre et un temps pour accepter que nous avons perdu, que seul un idiot continuerait la lutte. La vérité... C'est que j'ai toujours été un idiot.
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   Dim 9 Juil - 15:03

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Je suis toujours derrière l’arbre. L’avantage d’être une fille de petite stature c’est que je n’ai aucun mal pour me cacher, même dans des endroits improbable. Bon, il y a bien mon sac à dos qui est un peu plus gros, mais en l’occurrence, dans ma panique, j’ai trouvé un arbre suffisamment gros pour m’y cacher entièrement sans que rien ne dépasse. Peut-être même qu’il n’a pas vu lequel c’est. Mais comme j’ai parlé, il peut surement me retrouver en utilisant ma voix. Je suis essoufflée, toujours complètement déboussolée et encore un peu sonnée. Je me frotte un peu la hanche puis les tempes. Mon cœur bat trop vite, tellement vite que j’en ai le tournis. Le vertige met quelques instants à passer. Je regarde devant moi, puis à gauche et à droite. Il n’y a personne et le garçon que j’ai percuté – je suis presque sure que c’est un garçon – ne semble pas bouger, ou alors il est suffisamment fort pour ne pas faire de bruit. Je tends l’oreille, essayant de discerner les bruits autour de moi mais les battements de mon cœur ne rendent pas les choses faciles. Alors un instant je ferme les yeux pour essayer de me calmer.

Sa voix s’élève finalement. Il me salue. Je l’écoute. Il oui. C’est un garçon, de toute évidence. Il n’a pas l’air forcément en colère ou prêt à me tuer. Sinon il serait déjà là, n’est-ce pas ? Il reprend la parole d’ailleurs alors je l’écoute, à travers mes battements de cœur. Il tente de faire de l’humour ? Réellement ? En parlant de la vie normale que nous ne retrouverons probablement jamais ? Il me parle de ce qui aurait pu arriver si nous nous étions rencontrés ailleurs ? Non vraiment… C’est un peu nul comme phrase d’accroche. Parce qu’honnêtement, oui, j’aimerais rien pouvoir retrouver la vie normale, le monde normale. L’eau en bouteille, le frigo rempli, les gâteaux faits maisons… Mais non, ça n’arrivera surement pas. Et même si ça arrivait, comment pourrais-je bien reprendre une vie normale ? Profiter à nouveau des bonnes choses de la vie ? Je ne sais pas. Tout ça me semble si loin. Trop loin. Je regarde le vent qui s’engouffre dans les feuilles, tirant un bruissement léger. En d’autres lieux, ce bruit aurait pu être apaisant, mais là, il est juste angoissant, il me rappelle à chaque instant où je suis. Les bruits de la forêt donnent l’impression qu’à tout instant quelqu’un va sortir de derrière un arbre pour attaquer. Et ici, la mort semble être le sort le plus enviable finalement.

Je me passe les mains sur le visage puis je soupire longuement, discrètement. J’essaie de respirer. Très vite, il reprend la parole et se présente. Dewei. Oui, c’est ça. Il me suggère de me calmer. Il me dit qu’être dans cet état ne semble pas être une bonne idée et bon pour ma santé. J’essaie de souffler, de prendre mon temps et de me calmer. De ne plus penser à mes poings sur ce garçon, à ses os qui craquent. Mais ça me hante, c’est tellement horrible. Je ne comprends pas. Je souffle un peu, à nouveau. Puis, finalement je réponds : « Se Jin… Je m’appelle Se Jin… ». Je reste silencieuse à nouveau et je l’écoute terminer. Il ne veut pas me faire de mal, il ne veut tuer personne. Et moi je me regarde, moi et mes mains couvertes de sang, je suis toute tâchée. Je ne peux pas sortir de derrière l’arbre. Mon dieu mais qu’ai-je fait ? J’étouffe un sanglot de peur, d’horreur et de désespoir. Puis j’inspire à nouveau pour me donner du courage et finalement je sors de derrière l’arbre en le regardant. Il est blond, plutôt grand, mais pas forcément très impressionnant. Enfin, bien plus que moi, mais je ne sais pas, il y a quelque chose dans son regard qui est moins impressionnant que certaines personnes que j’ai pu croiser. Je penche un peu la tête espérant qu’il ne remarquera pas tout le sang dont je suis couverte. « Je… Tu ne veux pas tuer ? Tu ne veux pas jouer ? ». Mon dernier mot est amer, réellement amer et horriblement Nerveusement, je regarde autour de nous pour voir si je vois quelqu’un. Puis, je me tourne à nouveau vers lui et je lui demande : « Je ne t’ai pas fait mal ? Je suis vraiment désolée… ».

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   Lun 17 Juil - 15:04

Ce qui faisait surtout sourire le blond décoloré à cet instant précis, c’était de voir que la jeune fille c’était caché derrière un arbre, mais que le sac, plus gros qu’elle, dépassait du tronc. Au fond de lui, c’était l’hilarité générale, alors qu’il ne devait surtout pas lui laisser penser qu’il se moquait d’elle ; sans savoir si elle était dangereuse ou pas… Ce n’est pas le moment de faire des conneries. Elle ne semblait pas être une folle furieuse, prête à poursuivre quelqu’un pour le massacrer –il s’en rendait compte, parce qu’elle était derrière l’arbre et pensait se faire oublier– mais dans la panique, rien ne peut garantir l’intégrité et le calme d’une personne.

Un long moment de silence prit place, durant lequel ni la jeune femme, ni Dewei ne parlèrent. Il n’y avait que le souffle du vent qui était audible. Et s’il avait toujours aimé ce son presque silencieux, à la limite du délicat, là, il le trouvait angoissant. Le fait d’attendre quelque chose qui ne viendrait peut-être jamais le mettait mal à l’aise. Peut-être qu’elle attendait simplement qu’il finisse par partir avec ses affaires, pour espérer pouvoir s’en aller à son tour ? Il était prêt à faire demi-tour, et alors que l’idée de remettre correctement son sac sur ses épaules lui traversait l’esprit, une petite voix, celle de la fille, se faisait entendre. Se Jin… Voilà le prénom de la fuyarde. « Enchanté. Bon, je t’avoue que ça aurait été plus cool de se rencontrer ailleurs. » La main sur la nuque, il la frottait en regardant le ciel et les alentours, pour être sûr de ne pas être dérangés.

Elle fini par sortir de sa cachette après qu’il lui ait dit ne pas vouloir lui faire de mal. Elle était pâle comme un linge, avec les rougeurs dû à l’essoufflement sans doute. Comment un petit gabarie comme ça avait pu le percuter avec tant de puissance ? Elle devait courir à une vitesse folle. Fuyait-elle quelqu’un, ou au contraire, se fuyait-elle, elle-même ? C’était courant de voir ça ici ; du haut de l’arbre dans lequel il passait habituellement ses journées et ses nuits, il avait vu un garçon tirailler, se parler seul, et même se répondre seul… Il avait eu bien peur en l’observant celui-là. Il ressemblait à Gollum… Enfin pas physiquement ! Mais bref. Il se demandait d’ailleurs s’il n’était pas tombé sur un gros poisson. Mais en observant la jeune fille, il se disait que non. « Non, je ne veux pas tuer. Enfin pas encore ! Je me contente de fuir quand on me poursuit. » Et pour fuir, il était fort, vraiment très fort. « Et t’en fait pas, je ne pense pas que je m’amuserai à massacrer les filles. » Bien sûr que si, il le fera. Mais pas Se Jin qui n’a pas l’air d’en vouloir à sa vie.

Il souriait un peu en frottant son ventre, prêt à répondre à sa question. « Mal ? Noooon. Je suis solide comme un roc ! » C’est cela oui. Il disait ça pour qu’ils n’en parlent pas éternellement. Après tout, si elle l’avait vu, elle l’aurait évité. « Tu t’es fais mal toi ? Qu’est-ce qui te met dans un état pareil ? » Parce qu’il fallait en parler ; on ne court pas de cette manière sans raison. Quelqu’un la suit ? Si c’était le cas, autant le dire, pour qu’ils puissent déguerpir tous les deux. Mais les yeux de Dewei se posèrent sur une tâche rouge, sur ses vêtements. Il se tût un instant, avant de reprendre. « C’est le tien ? Ou celui de quelqu’un d’autre… ? »

Spoiler:
 

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   Mar 1 Aoû - 20:47

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Il faut sortir. Je ne peux pas rester cachée. Il sait que je suis là. Et si quelqu’un arrive, je risque de ne pas le voir et de mon côté, je suis un peu trop visible pour rester là. Alors il faut bouger, même si je suis couverte de sang et qu’il voudra sûrement savoir ce qui s’est passé. Même si je ne suis pas prête à affronter le regard de quelqu’un tellement j’ai honte et tellement je regrette. Mais maintenant que je suis là, que nous sommes là, il faut bouger. Je n’ai pas le choix. Et pas seulement là, maintenant. Il faut aller de l’avant. Pour survivre. Même si c’est dur, même si pour cela, je dois sacrifier une partie de moi. Si je veux survivre pour racheter mes fautes, alors il faut aller de l’avant. Lorsque je me présente, il répond. Je l’écoute me répondre et je ne peux m’empêcher de sourire un peu. C’est clair. J’aurais préféré le rencontrer dans d’autres circonstances, très loin d’ici. Dans une autre ville, une autre vie dans laquelle je ne serais pas couverte de sang, en train de parler à un garçon qui ne me dirait pas qu’il ne veut pas tuer des gens… Parce que la plupart des adolescents ne veulent pas tuer les autres, n’est-ce pas ? J’acquiesce un peu et je réponds : « Moi aussi… Beaucoup plus cool… ». D’être ailleurs. De ne jamais avoir été là. « Tu es là depuis longtemps ? ». J’essaie de me souvenir si je l’ai vu dans mon groupe. Dans la première vague. Un asiatique aux cheveux blonds, je l’aurais remarqué non ? Mais, je n’arrive pas à me souvenir. J’ai beau essayé de retrouver tous les moments dont je me rappelle, je ne suis pas sûre de l’avoir vu.

Puis, il répond à mes questions sur le fait de tuer et sur le fait de jouer. Un jeu malsain… Parce que la plupart des  jeux auxquels j’ai eu l’occasion de jouer employaient des cartes et des pions. Un petit lancé de dé, un sablier et beaucoup de rires. Des rires à n’en plus finir, c’est certain. Mais pas de sang, de violence et de cruauté. Pas d’être jetée sur une île pleine de tueur avec pour seule arme une casquette. Il n’y a rien de très drôle dans ce jeu. Aucun plaisir. Et parfois, quand je me réveille ici, je me dis que je ne pourrais plus jamais être heureuse. « D’accord… ». Je lui souris un peu plus et je lui dis : « Même celles qui voudraient te tuer ? Enfin… J’imagine qu’on peut tuer sans massacrer… ». Parce qu’il y a tout un monde entre-tuer et massacrer n’est-ce pas ? Enfin… Pas comme je viens de le faire. Tuer est un acte horrible. Il restera toujours un acte horrible. Mais même dans l’horreur, il y a des nuances et des degrés. Il y a ceux qui tuent les autres pour faire cesser leurs souffrances, ceux qui tuent pour se défendre ou ceux qui tuent par plaisir… Déjà là, on peut sentir des nuances. Même si cela n’excuse rien. Et puis, il y a la façon de le faire. Simplement, sans douleur. Et il y a ceux qui prennent leur temps. Un long frisson d’horreur me parcourt. Lorsque j’entends à nouveau les craquements des os, je me tourne persuadée que ça vient de la forêt. Mais non. C’est mon esprit.

Je repose mon regard sur lui alors qu’il reprend la parole. Il commence par me dire que je ne lui ai pas fait mal et qu’il est plutôt solide. Je souris rassurée, puis je le détaille un instant. Il n’a pas l’air imposant, mais ça ne veut rien dire n’est-ce pas ? Je ne peux pas juger sur l’apparence, clairement pas. Je ne peux pas non plus me permettre de sous-estimer quelqu’un. Pour survivre, il me semble important de toujours considérer que les gens en face de moi peuvent être plus forts et que si je veux m’en sortir, je dois rivaliser. Redoubler de logique. Redoubler de rapidité. Redoubler de discrétion. Être plus maligne qu’eux, mais toujours en partant du principe qu’ils sont plus forts. Pour ne pas me reposer sur mes lauriers. Parce que soyons honnêtes, je n’en ai pas beaucoup, je dormirais à même le sol. Il me pose ensuite deux questions. Et là, c’est plutôt le drame. Qu’est-ce qui me met dans cet état ? À part cette île, ce jeu, ce tordu qui me suit partout et ce que je viens de faire ? Je grimace un peu et je lui dis : « Je crois que c’est un ensemble de choses malheureusement. ». Et bien sûr, il me demande si le sang dont je suis couverte est le mien. Je pourrais dire oui, mais vu sa gentillesse apparente, il pourrait me proposer de me soigner. Et je n’ai pas beaucoup de blessures. Je regarde mes mains, qui commencent déjà à bleuir et à me faire mal. Alors je réponds : « Non… Je… Il est sorti de nulle part et il… enfin je… ». Je suis horrible. Je viens de tuer un garçon de la plus horrible manière qui soit. Et maintenant j’ai vraiment mal aux mains.

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   Mer 23 Aoû - 19:23

En regardant de plus près, le visage de la jeune fille ne lui semblait pas inconnu. Est-ce qu’il l’avait déjà vu ? Que ce soit sur le continent ou ici ? Quoi que l’idée de l’avoir déjà croisée sur le continent soit casi nulle, selon lui… Peut-être lorsqu’il attendait que les journées passent, alors qu’il était perché en haut de son haut ? Oui, peut-être qu’elle était passée par là… « Depuis quelques jours seulement… Je suis de la première vague. Et toi ? » ça ne pouvait pas être très différent de lui, à moins qu’elle ne soit de la classe originelle… Si elle était de la première vague, c’était peut-être dans le bateau qu’ils s’étaient croisés ?

Elle semblait penser à autre chose, comme si son esprit vaguait au loin. Il ne fallait pas être stupide pour savoir à quoi elle pouvait penser ; à tout ça. A ici. Ce qu’ils font tous là, et la grande question ; s’ils arriveraient à rentrer chez eux. Dewei aussi y penser souvent, mais il s’était un peu résigné à rentrer chez lui. Il faisait déjà en sorte de rester en vie, et c’était déjà pas mal ! Mais s’ils rentraient chez eux, rien ne serait comme avant. Ils auraient peur, penserait toujours à ceux qu’ils ont vus mourir, ou ceux qu’ils ont tués… S’ils rentraient, Dewei repartirait à Hong-Kong. Et même là-bas, il ne se sentirait pas en sécurité. Ils ne sont en sécurités nulle part, de toute façon. « Je pense que je ferai aussi en sorte de fuir. Mais je trouve les filles bien plus obstinées que les hommes, donc peut-être que je serai obligé de les tuer oui… » Il y avait vraiment une différence, entre tuer et massacrer ? Concrètement oui, mais ici, le manque de temps ne joue en la faveur de personne… Il y avait sans doute plus de massacre que de meurtre. « Je suppose oui… Mais tu ne devrais pas te mettre ce genre d’idées en tête Se Jin, tu vas avoir du mal à fermer l’œil sinon. Enfin, si tu arrives encore à dormir... »

La dernière question du décoloré semblait l’avoir secouée un peu. Les sourcils froncés, le garçon gardait son attention sur elle, cherchant à deviner si elle était du genre bipolaire ou pas. Bah oui, il était tombé sur de sacré gugusses, donc une de plus… Mais en fait non, ça avait l’air d’aller. Enfin, l’air d’aller… Façon de parler. Elle commençait à parler pour elle-même, et Dewei avait du mal à comprendre… Elle avait tué quelqu’un. C’était ce fameux « il » qui était sorti de nulle part, selon lui. Est-ce qu’elle avait voulu le tué, ou il était juste apparu, et ça c’était mal fini ? Dewei soupirait en l’écoutant, secouant sa main pour lui demander de se taire. « Ecoute, tu ne devrais pas te rendre malade… Vraiment, ça ne va pas t’aider ici… Tu as tué quelqu’un ? Je pense que tu n’avais pas le choix. Ça aurait pu être lui ou toi, non ? » Il pensait, sans savoir si c’était vraiment le cas. Il ne la connaissait pas, mais il imaginait mal ce petit bout de fille se lancer à la poursuite de quelqu’un pour le démolir. Vu l’état dans lequel elle se mettait, ça n’était pas compatible. « Tu veux marcher un peu avec moi ? On peut parler aussi un peu. Tu ne devrais pas rester toute seule… » Même ici, il avait du mal à ne pas être sympathique. Parce que c’était plus fort que lui ; Se Jin allait mal, et elle avait besoin de parler un peu. Même à un abruti dans son genre.

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Il y a un temps pour combattre et un temps pour accepter que nous avons perdu, que seul un idiot continuerait la lutte. La vérité... C'est que j'ai toujours été un idiot.


Dernière édition par Khan Dewei le Lun 4 Sep - 10:16, édité 1 fois
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   Sam 26 Aoû - 15:47

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Peut-être bien oui, que nous nous sommes croisés. Mais je dois bien avouer que sur ce bateau au milieu des autres gens totalement perdus, je n'ai pas vraiment conservé beaucoup de visages en mémoire. Non, j'ai juste essayé de compter, de dénombrer les filles des garçons pour voir quelles chances seraient de mon côté. Et je pensais aussi à ceux de la classe originelle, déjà là depuis 2 longues semaines, ayant déjà pris possessions des lieux. Je pensais à l'accueil qu'ils nous feraient, presque persuadés que certains d'entre eux seraient en embuscade avec des fusils pour nous descendre comme des lapins. Mais bon, il y a des règles hein. Alors dans le fond, peut-être que c'est normal que je n'aie pas retenu réellement les visages. Je réponds : « Pareil je suis de la première vague... On était dans le même bateau. Mais je dois avouer que je ne me souviens pas grand-chose de ce moment-là... ». Tout est flou, surement en grande partie volontairement. J'ai retenu les règles les plus importantes puis j'ai nagé. Et une fois sur la plage, j'ai couru. Jusqu'à être arrêtée dans ma course par le volontaire. Oui, tout ça aura été incroyablement intense et je n'en garde que les aspects les plus saillants. Dont la peur.

La conversation poursuit. Il ne semble vouloir tuer personne. Moi non plus je ne veux pas. Mais entre ce que je veux et ce que je ferais, il y a tout un monde. J'aurais voulu me réveiller dans mon lit ce matin, au moment où mon réveil m'aurait indiqué l'heure d'aller me préparer. Attraper le bus pour aller au lycée, retrouver mes amies, discuter des derniers potins du lycée. Puis, suivre mes cours, plus ou moins passionnant, avec plus ou moins d'assiduité. Aller au club d'échec ou de peinture. Rentrer chez moi pour travailler. Puis aller me promener avec mon carnet de compte, ne rentrer que très tard sans réveiller mes parents. J'aurais voulu m'attarder dans sa chambre encore une fois, comme chaque jour. M'asseoir sur son lit, et regarder les murs couverts de photos que mes parents n'ont pas touchés. J'aurais voulu allumer la bougie posée près de sa photo et prier, comme chaque jour. Mais ce matin, je me suis réveillée sur cette île, au milieu d'une bande de sauvages poussés par la volonté de survivre. Au milieu d'une île dont les règles sont simples. Au milieu d'une île ou si je veux survivre il faudra que je sois plus forte et plus maligne que les autres. Rien à dire, il y a tout un monde entre ce que je veux et ce que je fais. Alors peut-être bien, oui, que je serais amenée à tuer ... encore. Sa réponse me tire de mes pensées et je l'écoute à nouveau. J'esquisse un léger sourire sur l'obstination des fills. Oui, ça nous le sommes. Mais bon, pas toutes. J'imagine que certaines doivent être morte de peur, sursauter à chaque bruit. Un peu comme moi au début. Mais je change, j'apprends. Je m'adapte. Alors je réponds : « Je comprends... ». C'est vrai. Mais avancé comme ça, cela ressemble plus à de la défense qu'à de l'attaque. Il semble gentil, finalement. Pas assez pour ne pas se laisser tuer, suffisamment pour ne pas vouloir tuer tout ce qui bouge. Je souris un peu plus puis je lui dis : « Péniblement, mais j'imagine qu'on s'y fait, à la longue. Et toi, tu arrives à dormir ? ». S'il y arrive, peut-être qu'il a des stratégies. Tout conseil semble bon à prendre ces derniers temps.

Mais la conversation dévie encore et les survenir reviennent plus violents qu'avant encore. La culpabilité est tellement énorme. Et je ne peux m'empêcher de revoir son visage, déformé par des sentiments divers. La peur, la colère, la souffrance. Et je ne peux m'empêcher de penser à sa famille, qui ne le reverra jamais. Alors que moi, je vivrais un peu plus longtemps. Dewei reprend la parole, et à travers le brouillard de confusion j'entends ce qu'il me dit. J'entends et je le regarde à nouveau. Il n'a pas totalement tort, mais prendre la vie de quelqu'un c'est un geste horrible, c'est irrémédiable, peu importe le nombre de prière que je ferais, il ne reviendra jamais. Je ne saurais même pas qui prier. Je lui réponds : « Je voulais juste l'assommer, il m'est tombé dessus comme ça... Comme... Enfin comme moi sur toi... ». Je grimace un peu puis je reprends : « Il est tombé mais quand j'ai voulu m'enfuir, il m'a attrapé la jambe alors j'ai commencé à le frapper... ». Jusqu'à ce qu'il me lâche. Parce qu'il était mort. Je l'ai tué. Un instant, j'enfouis mon visage au creux de mes mains, juste pour ne plus sentir le regard du blond sur moi. Parce que j'ai honte. Parce que je suis un monstre. Puis, je me redresse en entendant sa proposition. Il me propose d'aller marcher n peu, d'aller parler. Sa proposition est effrayante. Parce qu'ici, il ne faut faire confiance à personne. Mais il a l'air gentil et je dois avouer qu'un peu de compagnie ne me ferait pas de mal. Finalement j'acquiesce. Je regarde autour de nous. Les arbres bougent au gré du vent, le bruissement des feuilles est agréable. Quelques oiseaux se font entendre, mais ils sont plutôt rares. Pour le moment, nous sommes seuls. Personne ne semble embusqué. Peut-être qu'avancer est une bonne idée, il ne vaut mieux pas rester trop longtemps immobile sur l'île. Alors, je commence à marcher dans ce que je crois être la direction de la côte.

Finalement je lui dis : « Tu as raison... C'était lui ou moi ». De toute façon c'est la loi ici : tuer ou être tuée. Je ne veux pas mourir. Je marche silencieuse à côté du blond. Il est asiatique, mais ses cheveux sont décolorés. Ça lui va plutôt bien. Je lui jette un regard en biais un instant, pour évaluer sa taille et sa carrure. Mais sans grand surprise il est quand même un peu plus imposant que moi. Ce qui n'est pas difficile en réalité. Je me frotte l'oeil, que je sens vriller un peu à cause du stress, puis je regarde à nouveau la forêt. Si nous n'étions pas ici, je pourrais apprécier cette balade. Mais nous sommes ici, et dans le reflet du soleil, les feuilles semblent devenir rouges, comme si elle avait pris la couleur du sang déjà tant versé dans cette forêt. Pour briser le silence et me changer les idées, je lui demande : « Tu as quel âge ? Tu viens d'où ? ». Je suis curieuse d'en apprendre plus sur lui, je l'avoue. Il semble tellement gentil, il doit bien avoir des choses à raconter. Des choses sympathiques et agréables, pour changer de l'horreur.


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Le monde change. Et nous sommes contraints de changer avec lui pour survivre. Peut-être que nous ne pourrons plus jamais nous regarder dans un miroir, mais si nous voulons avoir une chance de le faire, alors il faudra survivre. Et, je ne compte pas me laisser mourir.
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   Mer 20 Sep - 18:24

Dewei ne relevait même pas quand Se Jin lui dit ne pas se souvenir de qui était avec elle dans le bateau. Il n’était pas surprit ; lui non plus ne se souvenait de personne. Enfin, disons presque personne ; il avait eu la mauvaise surprise de se faire attaquer par un garçon du même bateau, qui avait prit la tête à un autre garçon également… ça avait été vraiment bizarre comme situation. Mais au moins, il avait réussi à lui échapper. Peut-être que ce même garçon avait déjà croisé la route de Se Jin, de près ou de loin ? C’était même peut-être lui qu’elle avait tué ? Il doutait, parce que l’inverse aurait été plus probable, mais il ne désespère pas à l’idée que quelqu’un ne fasse la peau à ce malade.

Ils commencèrent à marcher un peu, dans la direction opposée à celle que la jeune fille venait de prendre pour arriver jusqu’à lui. Quand le vert en était venu, il n’y avait personne, peut-être était-ce toujours le cas ? De toute façon, ils ne pouvaient pas rester plantés là, en plein milieu de nulle part. Ils seraient des proies trop faciles. Son petit sourire est bien contagieux et rassurant, et Dewei ne peut pas s’empêcher de penser qu’il avait vraiment de la chance d’être tombé sur Se Jin plutôt qu’une autre fille. Elle semblait encore être en train de s’adapter à la vie sur l’île, et la révélation d’une grande prédatrice ne semblait pas encore avoir eu lieu ; tant mieux ! « Je pense que les filles ont autant de chance que les garçons de survivre ici. Les mecs, nous, ont pense vraiment être les plus forts, les plus rapides… Alors que les filles sont plus malignes. » Il l’observe du coin de l’œil puis regarde le ciel en tordant sa bouche sur l’avant, comme s’il était plongé en pleine réflexion. « Et t’en fait pas, moi je sais dormir ! Je fais toujours en sorte d’avoir une cachette du tonnerre, ou on ne peut pas me trouver. Puis je n’ai tué perso-… » Il se stoppait rapidement en tournant le visage vers elle, la main sur la nuque. « Excuses-moi, ce n’est pas ce que je voulais dire… » Tu parles d’une langue bien pendue !

L’imbécile ravive des souvenirs si récents et si terrible que la belle semble réfléchir si intensément que le blond pense même l’avoir perdu. Mais elle l’observe alors après avoir entendu ses petits mots, ceux qui font du bien en général dans la vraie vie, mais qui ici ne sont rien de plus que des paroles sans fond. « S’il t’a attrapé, c’est qu’il voulait te retenir. Et tu sais aussi qu’ici, on retient rarement quelqu’un pour lui faire la causette. » à la différence de celui qui parlait trop à ce moment précis. « Tu n’as pas voulu le tuer alors que lui n’aurait sans doute pas hésité, et tu ne sais pas comment il t’aurait tué. Tu aurais pu te voir mourir, ça aurait pu être horrible. Alors essayes d’être en paix avec toi-même ; tu n’avais pas le choix. » Ses derniers mots étaient peut-être dur, alors qu’elle est en train de souffrir intérieurement, mais si elle ne se reprend pas, elle ne pourra pas survivre.

Il attrape son sac à dos et le fait passer devant lui, attrapant à l’intérieur deux sucettes avant de le remettre sur son dos. Il les tend vers Se Jin. « Pomme ou cerise ? » Lorsqu’elle en attrape une, lui prend l’autre et l’engouffre dans sa bouche, soupirant presque de bonheur ; c’était la première fois depuis son arrivée qu’il goutait quelque chose de pas trop mauvais, bien qu’il ne raffole pas des sucreries en temps normal. Mais ici, pas le temps de faire des chichis. « J’ai dix-neuf ans ! J’espère pouvoir arriver aux vingt quand même un jour. Et toi ? » Elle ne doit pas être plus âgée que lui... Si ?! Noooon. Si..?

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   Lun 2 Oct - 19:59

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Le ciel est dégagé, il fait bon, peut-être même un peu trop chaud, la forêt est calme, les feuilles bruissent et on pourrait même entendre les oiseaux chanter. Discuter avec quelqu’un d’amical, c’est vraiment bien. Mais cela ne me laisse pas oublier ce qui se passe ici. Comment oublier ? L’horreur de cette île. A chaque pas que l’on fait, on risque d’entrer dans une mare de sang, d’écraser des os. Je me sens vraiment perdue dans deux mondes. Celui de mon enfance. Le merveilleux monde heureux dans lequel j’ai grandi : douée à l’école, plutôt appréciée des autres, avec un avenir plutôt clair tout tracé, au sein d’une famille adorable et le monde noir de l’horreur : ce monde dans lequel les rues deviennent une habitude, la drogue passe de main en main pour en arriver jusqu’à une île pleine de meurtrier, les mains couvertes de sang. Perdue entre un monde chaleureux et un monde glacial, chacun ayant des attraits. Un peu comme si j’avais un ange et un démon sur l’épaule. Petite fille au sommet d’une montagne d’ossement, un crâne ensanglanté dans les mains. Je me concentre à nouveau sur les paroles de Dewei qui pense que les filles ont autant de chances de survivre que les garçons. Je souris un peu et je dis : « Je ne sais pas si c'est aussi tranché, mais c'est vrai que nous avons souvent d'autres compétences pour compenser... ». J’en connais un rayon sur les nuances du monde, n’est-ce pas ? Moi, nouvellement dealeuse qui balade des traces de ses méfaits dans son sac pour être sure que ses parents ne les trouvent pas pendant son absence. Malgré tout, je lui souris parce qu’il n’a pas totalement tort et qu’il fait bien de ne sous-estimer personne.

Il continue sur sa lancée, répondant à mes questions. Malgré l’endroit, il semble joyeux. Je crois qu’on se ressemble beaucoup. Moi aussi je le suis, en général. Optimiste, forte. Enfin, c’est ce que l’on disait de moi. Mais là, j’avoue être plutôt déprimée, défaitiste. C’est un peu triste, mais je sais que ça ne durera pas, il me faut juste quelques temps. Son entrain l’entraîne jusqu’à commencer à dire qu’il n’a tué personne, mais assez vite il se confond en excuse. Le pauvre. Je souris un peu et pour le rassurer et je lui dis : « Ce n'est rien... Ne t'inquiète pas. De toute façon ce n'est pas ta faute ». Je le regarde simplement. Il n’a pas l’air méchant, c’est clair. Avec ses traits doux, son sourire et ses beaux yeux noirs. Ils pourraient être inquiétants, mais en cet instant, ils ne le sont pas bien au contraire. Ils sont plutôt joyeux et doux. Ses mèches blondes lui permettent de sortir du lot, de lui donner un côté original. Même si chez nous l’originalité n’est pas toujours bien vue, qu’est-ce que ça peut bien changer ici ? Je reprends la parole pour dire : « Si tu arrives à dormir c'est vraiment bien ! Ça ne fait pas tout mais rester en forme permet d'être plus vigilant. Et puis, les cachettes permettent aussi de survivre… Globalement, je ne m’en sors pas si mal que ça aussi de ce côté-là. J’imagine qu’il va me falloir un peu de temps pour retrouver un sommeil serein mais, il faudra bien ! ». J’y compte bien. Je ne compte pas oublier ce que j’ai fait, mais je dois passer outre pour survivre. Je n’avais pas le choix, et j’aurais tout le loisir de me faire pardonner tous mes crimes une fois rentrée.

Quand il commence à parler de l'incident, je l'écoute. Je l'écoute et je souris un peu. Mais je reste silencieuse, le temps de songer à tout ça. C’est mal, mais de toute façon, je ne peux pas revenir en arrière. Et maintenant que je revois la scène, que je la revis, je me rends compte de la peur que j’ai eu. J’étais terrifiée, réellement. J’ai cru mourir. Je me suis défendue. J’ai craqué, tout ce que j’ai accumulé depuis mon arrivée ici s’est libéré à chaque coup. Et même si je me sens coupable, il y a une partie de moi qui se sent plus légère. Plus détendue. C’est horrible en un sens. Mais bien en un autre. Alors finalement, je dis : « Tu as raison... » même si je trouve ça atroce de l'admettre, alors je complète : « C'était mal, mais c'était lui ou moi. C’est comme ça que ça marche n’est-ce pas ? Je ne veux pas tuer les gens, les autres. Ils sont comme nous. Mais si on m’attaque je… je me défendrais. Je veux survivre et rentrer chez moi ». Je redresse un peu la tête pour le regarde et lui sourire. Je me sens beaucoup plus d’attaque déjà.
Puis, il attrape son sac et en sort deux sucettes en me demandant quel goût je préfère, alors je dis : « Cerise » je souris un peu plus et je reprends : « Merci beaucoup ». Je déballe la sucette et je la glisse dans ma bouche. Je ferme les yeux un instant, profitant du ravissement du goût aussi sucré que fruité. Je m’arrête même de marcher quelques instants. Une banale sucrerie, c’est juste un paradis. Je profite des quelques secondes de pur bonheur puis je recommence à marcher et je lui dis : « Je l'espère pour toi aussi. Ton anniversaire est déjà passé ? » ensuite je réponds à sa question : « Dix-sept ans seulement. Et je doute de pouvoir jamais finir le lycée ». Songeuse j’ajoute : « Remarque certains diraient que c'est une bonne nouvelle, mais moi j'aimais bien le lycée ». J'aimais tout le monde en fait. Oui, j'aimais la vie, j'aimais ma vie.

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   Sam 14 Oct - 3:26

Bien sûr que non, ce n’était pas la faute de Dewei, mais ramener l’histoire sur le tapis alors qu’elle commençait à peine de se sentir mieux en sa compagnie, ce n’était pas ce qu’on appelle du génie pur. Mais c’était Dewei, et le jeune homme serait moitié moins intéressant s’il n’était pas stupide. Aussi stupide que gentil, certes, mais stupide… Il ne disait plus rien à ce propos, car il ne voulait pas refaire une bêtise, dire une autre connerie plus grosse que lui. C’était bien aussi le silence. Ça prouvait qu’il n’y avait rien à craindre présentement ; c’était sans doute le plus grand luxe qu’ils pouvaient se payer ici. Ne rien faire, et écouter le silence. Voir que rien ne bougeaient autour d'eux.

« Disons que même si tu y penses, le plus important c’est de dormir. Tu ne pourrais pas survivre ici si tu devenais folle. Enfin… Même si tu te forces à rester éveillée, tu entends tout et n’importe quoi. Et la psychose, ça ne mène pas à grand-chose. » Il aurait bien ajouté qu’il valait mieux être mort, plutôt que commencer à imaginer des choses ici. Le manque de confiance en soi, en les autres, et en la nature serait une faiblesse mortelle. C’est pour ça que le jeune asiatique faisait en sorte de se fatiguer un maximum tous les jours ; s’il était fatigué, il pouvait dormir facilement. La seule importance était de se trouver une cachette suffisamment intelligente. En général, il dormait dans les arbres. Il avait pratiqué le parkour plusieurs années avant d’arriver ici, en quelques secondes il pouvait y grimper. Il s’était même trouvé face à un jeune garçon qui lui aussi, semblait l’avoir pratiqué… C’est là qu’il s’était rendu compte que ses aptitudes physiques allaient plus lui servir que prévu. Bah oui, au début c’était pour se sentir plus libre, pour frimer devant les filles… Puis c’était devenu une chance à saisir. « Le plus important, c’est que tu sois encore en vie. Qu’on soit encore en vie. » ‘on’ pour les jeunes survivants qui n’avaient pas mériter leurs places. Les fous furieux pouvaient bien y laisser un os, le blond décoloré s’en fichait comme de sa première paire de chaussette.

Il appréciait le goût de la sucrerie. La pomme… Est-ce qu’il allait pouvoir en manger une bientôt d’ailleurs ? Il adorait les fruits. Les cerises moins, mais ça semblait faire plaisir à Se Jin, et rien que pour ça, il était heureux d’être encore en vie. Un petit instant de bonheur. « Oui, je suis né en mars.  Le vingt-huit pour être précis ! Et toi ? » Il espérait vraiment atteindre l’âge de ses vingt ans. C’était sans doute stupide, mais il y avait tant de trucs chouettes à faire à vingt ans… « J’aimais aussi l’école. J’espère vraiment pouvoir y retourner en fait… » Beaucoup auraient sautés sur l’occasion pour ne plus se taper les devoirs, les profs, les longues semaines… Mais l’école, c’était la garantie (ou presque) d’un avenir stable. D’une rentrée d’argent mensuelle. Il soupirait à cette pensée. « Tu étais douée ? Je veux dire, tu étais bonne étudiante ? Tu aurais voulu faire quoi plus tard ? » Il disait ça comme si elle ne pourrait jamais devenir ce qu’elle voulait être… Mais à travers sa phrase, c’était à lui qu’il se parlait. Il se rendait au fur et à mesure compte de l’enfer dans lequel il avait mit les pieds contre son grès. Une boule naissait dans son ventre, et son sourire disparu progressivement. Il écoutait d’une oreille attentive tout ce qui se trouvait autour d’eux. Il était prit d’une peur soudaine, sentant une goutte de sueur couler le long de son dos. Il avait peur de se faire massacrer ici, de savoir que son corps resterait peut-être pourrir dans un coin de l’île sans que personne n’en ait que faire. Il tournait son visage vers Se Jin, ses yeux noirs plongeant dans les siens. « Est-ce que c’est ridicule si… Enfin, j’ai voulu être seul et indépendant toute ma vie. J’ai rêvé d’aventures et d’un avenir pas comme les autres, et maintenant je veux seulement rentrer chez moi… » Mais ils ne rentreraient jamais, n’est-ce pas ? Ils ne rentreraient pas tous, non.

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   Mer 18 Oct - 17:28

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Tout ça, cette douleur, ce bruit d’os qui craquent, je sais que c’est dingue, que je ne devrais pas m’en soucier. Parce que même si ce que j’ai fait est horrible, il m’aurait probablement fait bien pire. Il aurait probablement pris son temps. Je dois accepter. Accepter que j’ai fait une chose horrible pour survivre. Et même si je ne comprends pas comme des adultes peuvent cautionner ça, ils le font n’est-ce pas ? Je crois que je dois accepter qu’il n’y aura plus d’adultes pour me protéger. Parce que maintenant les règles sont différentes. Maintenant, je suis seule. Les adultes ont raccroché leur rôle de protection envers nous. Si je veux survivre, si je veux me protéger, alors je ne devrais attendre personne d’autre que moi. Alors je réponds : « Tu as raison... ». Bien sûr qu'il a raison. Il faut dormir. Je dois dormir, je dois m’affranchir d’une partie de mes peurs et de mes doutes. De ma honte. Parce que sans cela, je finirais par mourir à mon tour. « Quoique sur cette île, la psychose pourrait être utile non ? Plus de questions, plus de doutes, simplement la folie ». Je souris amusée. Je ne suis pas réellement sérieuse. Bien sûr que non. J’aime pas tranquillité d’esprit, j’aime la clarté. Je suis attachée à ce que je suis, et je me battrais pour cette fille. D’ailleurs lorsqu’il me dit que le plus important c’est que nous soyons encore en vie, je souris de plus belle et je lui réponds : « Et on va le rester ! ». Il y a de la conviction dans ma voix et une certaine force aussi.

Il me propose ensuite une sucette et j’en prends une en le remerciant. Le sucre, le goût fruité. Je crois ne pas avoir été jamais aussi heureuse de toute ma vie. Peut-être pas, mais en tout cas, cela ressemble au paradis. Juste au paradis. Une soirée au calme, enroulée dans un plaid devant un bon film d’horreur, à rire avec Chin Ho en grignotant des bonbons. Il manque une partie du décor, mais je profite. La conversation continue. Aussi sordide que cela puisse paraître nous parlons de nos anniversaires, de nos vies. C’est ce que nous avons n’est-ce pas ? Des souvenirs, pour nous motiver à aller de l’avant. « Le 8 avril ». Et il me dit qu'il aimerait pouvoir retourner à l'école. Je souris un peu et j'acquiesce. Moi aussi, j'aimerais bien. J'aimerais beaucoup même. Mais je crois que les choses seraient différentes après tout ça. Il me demande si j’étais bonne élève, ce que je voulais faire alors je lui dis : « Je l'étais oui ». Et je m'en donnais les moyens. Bon, je l'admets, un peu moins sur la fin, mais mes notes restaient excellentes quand même. Une vraie fierté pour mes parents. Une source infinie de moquerie pour mon frère. Jusqu'à ce que l'infinie se termine brutalement, prématurément. Par la disparition de mon frère d'abord. Et ensuite par mon arrivée sur cette île. « Je voulais intégrer l'université de médecine. Et toi ? Tu avais des projets ? ». Il me répond. Il me parle de solitude et d'indépendance. D'aventures et d'un avenir hors du commun. Maintenant les choses sont différentes pour lui. Il n'aspire qu'à rentrer chez lui.

Ce sont de grandes aspirations et de beaux projets. Je souris un peu et je lui dis : « Peut-être bien que ce sont nos aspirations qui nous permettront de tenir ». Je le regarde et je lui dis : « On veut rentrer chez nous, mais il n'y a pas que ça. Il y a tellement d'autres choses qui nous attendent là-bas. Nos projets, nos envies, nos rêves ». Je souris un peu et je lui dis : « Je voulais devenir chirurgien. Pouvoir aider les gens. C'était à la fois une envie de soigner que d'être face à des défis intellectuels ». La complexité de certaines opérations. Les défis des connaissances, des avancées. Le progrès, soigner des gens en apparence sans espoir. « Maintenant je me dis que peut-être je pourrais faire autre chose. Découvrir d'autres choses : voyager, devenir médecin sans frontière. Essayer de racheter ce que j'aurais fait ici ». Je lui souris un peu me sentant à la fois coupable et honteuse même si je sais que je n'ai pas vraiment le choix. Oui, je crois bien que je me donnerais le temps de racheter chacun de mes crimes ici, même si ce n’est pas vraiment ma faute. Je crois que je me donnerais le temps de me prouver que je peux être quelqu’un de bien. Puis, je complète avec beaucoup plus d’entrain et d’enthousiasme : « Mais surtout vivre. Profiter de la seconde chance qui me sera donnée ». C’est une promesse.

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Le monde change. Et nous sommes contraints de changer avec lui pour survivre. Peut-être que nous ne pourrons plus jamais nous regarder dans un miroir, mais si nous voulons avoir une chance de le faire, alors il faudra survivre. Et, je ne compte pas me laisser mourir.
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   Sam 21 Oct - 0:22

La psychose, utile sur cette île ? Pour la personne qui aurait perdue la tête oui, sans aucun doute. Pour celle qui serait la proie face aux élans de folie, par contre… Dewei en était bien moins sûr. « Je sais pas pourquoi, mais je préfère garder toute ma tête. Mais tu peux t’amuser à la perdre toi, si l’idée te plait. » Il lui lâchait un petit sourire. Ce qu’elle disait n’était pas faux quand même. La psychose pouvait aider… Mais il était tout de même persuadé que le stade après ça, c’était la mort. On ne reste pas indéfiniment éveillé… Même avec l’esprit qui s’égare.

Il écoutait Se Jin parler de sa vie. C’était reposant, calme. C’était comme si rien d’autre n’avait d’importance à ce moment précis ; les histoires et les souvenirs étaient sacrés. Ils faisaient de nous ce qu’on était, ce qu’on pouvait devenir. Tout avait un impact. Et ce qu’ils vivaient sur cette île en aurait aussi un plus tard, qu’ils meurent ici ou aient la chance de rentrer sur le continent. « L’université de médecine, rien que ça ? » Il était assez impressionné, il devait l’avouer. C’était sans doute les études les plus dures, avec celles de droits. « Moi je pensais me spécialiser dans le parkour. Faire du sport, ce genre de truc… » Il n’avait jamais vraiment réfléchi au sujet des grandes études…

Elle était pleine d’espoir. Ça faisait du bien à voir, c’était revigorant. Elle était pleine de rêve, pleine d’envie. C’était assez impressionnant ça aussi. Elle pensait avoir droit à une seconde chance ? Si elle avait l’occasion de rentrer chez elle… Et c’est là que Dewei pensait au collier. Leurs couleurs faisaient d’eux des ennemis. Le simple but à atteindre était de ne garder qu’une couleur de collier sur l’île. Tous les survivants  devaient se prêter à ce jeu… Et si Dewei faisait parti des verts, alors Se Jin avait une chance sur quatre. Soit elle avait la même couleur de collier que lui, ce qui feraient d’eux des alliés, et leurs donneraient la chance de rentrer tous les deux. Soient ce n’était pas le cas, et ils devraient s’affronter. Ils devraient, mais Dewei n’était pas le genre de garçon à sauter à la gorge de tout le monde. « Dis, Se Jin… Est-ce que tu connais ta couleur ? » Il n’avait pas voulu aborder ce sujet. Mais ça lui avait échappé. Ça lui avait échappé, parce qu’il sentait de la tristesse en lui. Une sorte de vérité qu’il ne voulait pas entendre. « Moi oui. Et si tu ne fais pas parti du même groupe que moi, ça veut dire qu’au moins un de nous deux devrait mourir, si l’autre arrivait à repartir chez lui. » Il regardait la jeune femme, les yeux brillants. C’était horrible, et pourtant… C’était là qu’on les avait fait venir. Pour se massacrer les uns les autres. « Si tu ne la connais pas, je peux te la dire. Si tu en a envie. » Il ne s’offusquerait pas si elle lui disait que non. « Une seule personne m’a donné ma couleur. Je ne sais pas si je peux avoir confiance. Tu voudrais bien regarder une seconde fois pour moi, s’il te plait ? » Il n’avait pas peur d’elle. Il pensait même pouvoir la croire sur parole. L’autre n’avait pas l’air de vouloir le duper, mais il ne pouvait pas se fier à une seule personne ici.

Il soulevait ses cheveux blonds de sa nuque, et se tournait dos à la fille. Il croquait en même temps dans sa sucette, cassant le bonbon entre ses dents. Il voulait être fixé malgré tout sur ça, pour savoir plus tard vers qui il pourrait se tourner. S’attacher même, et espérer rentrer avec eux au pays.

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   Sam 28 Oct - 15:20

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

C'est une belle façon de voir les choses. Mais terrifiante aussi. Je ne veux pas perdre l'esprit, je veux rester le plus stable possible pour pouvoir me reconstruire. Pour survivre et pouvoir vivre à nouveau un jour. Et j'aimerais éviter de tomber nez à nez à un fou. « Moi aussi... ». Je souris un peu amusée et effrayée à la fois. Devenir dingue ici serait surement un atout, enfin en fonction de la folie. Mais cela peut aussi être une faiblesse : perdre la raison et devenir imprudent, cela serait dangereux. Puis, elle dit : « Au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs ». La décapitation. Rien que de l'envisager je grimace. Mais je pense que certains fous sur cette île seraient capables d'aller jusque-là.

Lorsqu'il relève pour l'université de médecine je rougi un peu en souriant. Oui, rien que ça. De grandes ambitions. Mais tout cela semble si loin à présent, si inaccessible, presque impossible. Cependant, cela me donne une raison d'aller plus loin. De survivre, pour réaliser mes rêves. Quels qu'ils puissent être d'ailleurs. Des études, des défis intellectuels, des envies de liberté, la curiosité de voir le monde. Où la simple envie de serrer à nouveau mes parents dans mes bras. Il répond ensuite qu'il voulait se spécialiser dans le parkour, dans le sport. Je souris un peu et je lui dis : « Le parkour ? ». Je ne connais pas ce sport-là. Je suis plutôt classique dans mes connaissances sportives. Je lui demande : « Qu'est-ce que c'est exactement ? ». Oui, je suis curieuse. On pourrait croire que là, au milieu d'une forêt sur cette île maudite, ce ne serait pas le moment de parler de tout cela. Mais je veux continuer à apprendre. Je ne veux pas me laisser engourdir, non jamais. Je crois que dans le fond, c'est aussi une façon de survivre. Moi qui n'ai jamais connu que le confort de notre petite maison, de ma chambre confortable, des soirées passées devant la télé, me voilà propulsée dans la nature sauvage. Alors j'apprends : j'apprends comment me cacher, j'apprends comment survivre : trouver de l'eau, trouver de la nourriture, m'abriter des intempéries ou de la chaleur. J'apprends et ça me garde en vie.

Mais bien vite, Dewei nous ramène à la réalité. Je l'écoute en savourant la sucette que je glisse entre mes lèvres de façon régulière en regardant autour de nous. Pour surveiller que personne ne se cache derrière les buissons verdoyants. Les rayons de lumière éclairent par banc la végétation autour de nous. C'est magnifique à voir, mais aussi très oppressant. L'ombre donne l'impression de bouger, de danser, comme si quelqu'un s'y cacher. Je l'écoute me demander si je connais ma couleur. Puis me dire qu'il connait la sienne. Il poursuit en ajoutant que si nous ne faisons pas partie de la même équipe, seulement l'un de nous sera toujours en vie en rentrant chez lui, impliquant donc forcément la mort de l'autre. L'espace d'un instant, mon coeur se serre et je grimace un peu. Cette idée me fait mal. Je l'écoute ensuite en me proposant de me donner ma couleur si je ne le suis pas. Et là, de suite, j'ai peur. Peur de me faire tuer si nous sommes de couleurs différentes. Alors je souris un peu pour me donner contenance. Il me demande de regarder une seconde fois. Je souris un peu et je lui dis : « Je veux bien regarder pour toi oui ». Je m'approche et je me dresse un peu sur la pointe des pieds pour regarder la pastille derrière son collier. Verte. Et je suis bleue. J'en suis presque sûr, faisant assez confiance à Yuan et Hua Feng pour cela. Et qu'est-ce que je fais de cela ? Je lui mens ? Parce que si quelqu'un lui a donné une autre couleur il faudra être assez persuasive pour lui assurer qu'il est bleu. Ou je lui mens sur ma propre couleur ? Alors je le contourne et je lui souris joyeusement.

Je suis un peu perdue. Je me sens fatiguée. Mais je continue de sourire. Tout va vite, trop vote, j’aurais bien besoin d’une pause pour réfléchir un peu, prendre plus le temps de la décision. Dewei n’est pas méchant mais quoi ? Et s’il voulait me tuer plus tard ? Mais peut-être que l’honnêteté me permettrait de me préserver de cela ? Je ne sais pas. Et de toute façon, je ne sais pas mentir, j’imagine. S’il voulait vérifier ma couleur, il pourrait le faire sans problème. Finalement je lui dis : « Tu es vert ». Je le regarde un peu et je lui dis : « Et moi bleue… ». C’est tellement horrible tout cela. Pourquoi doit-on rencontrer des gens, parler avec eux et les tuer plus tard ? Je ne suis pas sure de comprendre. Mais c’est fait maintenant. C’est comme ça. « J’imagine que cela fait de nous des ennemis ? Même si nous n’en avons pas envie… ». Je ne veux pas lui faire du mal. Il a été gentil et encourageant avec moi. C’est tellement décourageant. Un peu trop. Je tourne le regard vers lui pour le regarder. Un peu suspicieuse forcément dans le cas où il choisirait de m’attaquer là, maintenant. Ce qui n’est pas mon cas, de toute évidence. Je viens de tuer un joueur, je ne compte pas recommencer tout de suite, cela m’a bien trop secouée.

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   Mar 31 Oct - 0:02

Dewei ne préférait pas répondre à la dernière phrase de Se Jin ; il n’était pas à l’aise avec l’idée de devenir fou, et de ne plus être maître de lui-même. Il avait toujours pensé que les personnes catégorisées comme « folles » pouvaient encore se reprendre, qu’une infime partie de leur cerveau n’était pas corrompu par tout ça. Mais si ça lui arrivait, qu’il en était conscient, et qu’il était trop faible pour reprendre le dessus ? Non, il préférait de loin être mort. Et même s’il ne s’était pas mis en tête de devenir le boucher de l’île, il ne laisserait pas quelqu’un errer ici sans but précis.

Elle ne semblait pas connaître le parkour… Et il n’était pas surprit dans le fond. « Le parkour c’est… » Un sport de casse cou, tout simplement. On ne peut pas pratiquer ce sport si on est peureux, ou qu’on n’aime pas prendre des risques. « C’est un sport que les gens qualifient comme extrême, qui se pratique en extérieur. Tu dois franchir des obstacles de plus ou moins grande importance, en restant agile et efficace. Ici, ça sert pas mal. » Il lui expliquait ça en souriant. Ça lui faisait plaisir de partager ça avec quelqu’un qui ne connaissait pas ; peut-être qu’il ferait naître une nouvelle adepte ? « On est deux traceurs ici. Je l’ai croisé hier, il m’a dé-fon-cé. » Pas particulièrement dans la pratique du sport ; tous les adeptes ont des préférences, et des lacunes. Mais bien physiquement ; coup de pied dans l’abdomen. « J’ai cru que j’allais mourir. Je ne veux plus le croiser. » Il ne pouvait même pas la mettre en garde, il ne lui avait pas dit son prénom. Il savait juste qu’il n’était pas de la même couleur que lui ; ça faisait de lui un plus grand danger. Quoi qu’il devait aussi être du genre à tuer ceux de son groupe…

Elle avait acceptée, alors il s’était tourné. Une chance sur quatre, c’était peu dans le fond, et pourtant c’était dramatique ici. Il espérait vraiment que la belle vienne confirmer la couleur que Hua Feng lui avait donné ; vert. Et peut-être qu’elle serait aussi dans sa faction… ? Il espérait vraiment. Elle était sympa, cette Se Jin. S’ils étaient sur le continent, ils auraient certainement pu devenir amis, tous les deux. « Tu es vert. » c’était un soulagement. Le bleu ne lui avait pas menti, et ça lui faisait plaisir. Mais la suite lui faisait moins plaisir à entendre… « Et moi bleue. » Il sentait une grande peine prendre possession de lui, sa gorge se serrant progressivement au fur des secondes. Il avait déjà rencontré quelqu’un d’un autre groupe, mais ça l’avait moins marqué… Peut-être parce qu’ils avaient échangés plus longtemps ? « Oui j’imagine… Mais tu n’auras jamais à craindre quoi que ce soit de moi. C’est promis. » Il voulait s’en aller. Courir un peu, s’essouffler, et penser à autre chose. « Je vais m’en aller, j’ai besoin de…. Voir quelque chose. » Il lui faisait un petit sourire, se frottant lentement la nuque, ajustant bien son sac sur son dos, s’il se décidait à monter dans un arbre et pleurer un coup sur l’horrible sort qu’était celui des survivants. « Fais attention à toi, Se Jin. Surtout, ne te mets pas en danger inutilement. » Il savait qu’elle pouvait survivre ; elle était encore là. Dans tous ses états, mais bien vivante. « J’espère qu’on se reverra bientôt. Et je t’interdis de mourir. » un dernier petit sourire, et il décidait de s’éclipser, rapidement, jusqu’à leur prochaine rencontre.

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   Mar 31 Oct - 14:01

19 juin 2017
14h20, dans la forêt

Nous voilà à nouveau dans une conversation plus légère. Après avoir parlé de mon crime odieux et de folie à l’état brut, nous voilà partis dans une conversation plus agréable. En effet, il commence à m’expliquer en quoi consiste le parkour. Et moi, en bon élève très curieuse de toute apprendre, je l’écoute avec attention. Malgré tout, je reste vigilante à ce qui se passe autour de nous car il n’est pas question de prendre le moindre risque. Nous ne devons pas nous laisser surprendre même si passer un bon moment avec un autre joueur est agréable. Il m’explique donc qu’il s’agit d’un sport extérieur dans lequel les participants franchissent des obstacles de plus ou moins grande importance. Selon lui c’est un sport extrême et je ne peux qu’imaginer puisque je ne situe pas bien tout ça. Ce dont il me parle : quels types d’obstacles, quel extérieur. Est-ce un sport urbain ou un sport pratiqué en pleine nature ? Je dirais plutôt urbain. L’espace d’un instant je repense à un film que j’ai vu dans lequel des ados faisaient des cascades passant de toits en toit, descendant des façades d’immeubles grâces aux balcons. Et si c’est bien ça, je ne peux qu’imaginer à quel point cela doit être périlleux. Bien sur dans le cadre d’un sport, cela doit être surveillé et réglementé. Lui-même parle d’obstacles de difficultés variables. Je souris un peu en l’entendant en parler. Cela doit demander une sacré condition physique ce qui doit être un sacré avantage pour lui. Il ajoute d’ailleurs qu’ici cela sert pas mal. Pour sûr, je veux bien le croire. L’agilité et l’efficacité sont importantes ici. Le fait de pouvoir s’en aller vite, passer outre ce qui se dresse sur son chemin. Honnêtement, je me vois mal escalader une grille…

Il précise qu’ils sont deux traceurs, et que l’autre l’a défoncé. Il a l’air d’être choqué, ce qui semble indiqué que l’autre est surement redoutable et surement totalement antipathique. Ça ne me donne pas tellement envie de le croiser. Je grimace un peu et je lui dis : « D’accord… je comprends mieux. Et j’imagine oui que ça doit être vraiment utile ici ! ». Je suis contente qu’il ait bien voulu m’en parler. Et j’aurais bien des questions, mais bon, je ne vais pas le harceler le pauvre. Il m’a déjà bien aidé en me réconfortant et en restant avec moi, malgré mon entrée en matière plutôt brutale. Cependant j’ajoute : « J’espère ne jamais croiser la route de l’autre traceur… Je ne suis pas sûr de survivre à une telle agression ». Pour sûr. Je n’ai aucune résistance, aucune musculature quelconque. Je grimace un peu me passant une main dans les cheveux.

Puis, je lui annonce sa couleur. Et par honnêteté, je lui donne la mienne, différente, à la suite. Je sais que c’est un risque, mais je lui dois bien ça. Il m’a aidée alors qu’il n’était pas obligée, alors qu’il aurait pu me faire du mal. Et assez vite je remarque le changement chez lui. Et puis, il faut dire que ma question ne doit pas aider. D’ailleurs, il m’assure que je n’aurais rien à craindre de lui. Je souris un peu plus heureuse de l’entendre. Mais il m’annonce ensuite qu’il s’en va et je sens bien que son excuse est simplement là pour se trouver une raison. Il n’en a pas besoin. Je comprends très bien. Je suis déçu aussi. Je dois avouer que j’aurais aimé que nous fassions partie de la même équipe, nous aurions pu nous entendre. Je souris en entendant ses paroles suivantes et je lui réponds finalement : « Merci pour tout ». Je lui souris et je lui dis : « Tu n’auras rien à craindre de moi non plus… ». Je pourrais bien cacher mon jeu non ? Et puis avec ma nouvelle arme, j’entre un peu plus dans le jeu, non ? N’importe qui peut devenir redoutable avec une arme à feu. Il suffit d’être suffisamment prêt pour être sûr de toucher l’autre joueur. « Je ferais attention, c’est promis. Mais toi aussi ! ». Je lui souris à nouveau et finalement je le laisse s’éloigner. Restant quelques secondes là, un peu pantelante et triste. A nouveau livrée à mes sombres pensées et à mes souvenirs sordides. Mais très vite, je me secoue et recommence à avancer. Parce que je ne peux pas rester là, au milieu de la forêt, debout à attendre qu’on vienne me tuer.

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